Pecco Bagnaia continue de chercher les clés pour retrouver son meilleur niveau sur le circuit de Mandalika en Indonésie. Neuvième sur la grille puis seulement huitième de la course Sprint, le double champion du monde transalpin a traversé cette épreuve du samedi dans un anonymat habituel. En proie à d’importantes difficultés pour faire chauffer et optimiser l’adhérence de sa gomme arrière, l’Italien limite la casse sur le plan comptable mais avoue son impuissance face au rythme imprimé par les hommes de tête.
Une course anonyme pour Pecco Bagnaia en Indonésie
Incapable d’imprimer un rythme élevé dès le départ, le pilote de Borgo Panigale s’est retrouvé rapidement isolé en piste avant de subir le retour de Quartararo. « Mieux ou pire qu’hier ? C’était pareil. Une course très anonyme. J’ai fait la moitié de la course seul. Heureusement, Quartararo est arrivé, et j’ai dû réagir. Malheureusement, pour des raisons personnelles, j’ai du mal à optimiser l’adhérence du pneu arrière, et aujourd’hui, je n’ai pu attaquer qu’au septième tour, et à ce moment-là, c’était vraiment tard », concède le champion italien. « Le rythme n’était pas si mauvais. Je pense qu’il y avait une chance de se battre avec Alex Marquez, mais il faut d’abord que je puisse optimiser l’adhérence du pneu. Je dois aussi travailler un peu pour obtenir plus de soutien de l’arrière, car avec peu d’adhérence, je peux moins attaquer, donc moins d’énergie parvient au pneu et il est prêt plus tard. C’est une conséquence inévitable, mais je dois y remédier », analyse-t-il avec lucidité pour GPOne.
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— Ducati Corse (@ducaticorse) October 10, 2026
Un avis détaché sur l’incident du premier virage
Placé en retrait sur la grille de départ, le pilote italien a assisté de loin au carambolage qui a éliminé Marco Bezzecchi et Raul Fernandez dès le premier freinage. Interrogé sur la manœuvre très musclée des leaders à l’intérieur de la trajectoire, le Transalpin refuse de porter le moindre jugement moral sur ce fait de course. « Je n’ai pas d’opinion. Quand on essaie d’aborder le même virage avec quatre motos, il peut arriver quelque chose de ce genre », déclare-t-il sobrement, pragmatique face à la densité du peloton au moment de libérer la cavalerie sur le tracé indonésien.

Des sensations bloquées mais une résilience constante
Même si ses performances restent éloignées des attentes au guidon de la machine officielle, l’Italien tente de conserver une vision globale sur ses progrès récents. « Par rapport aux derniers week-ends où j’étais 18e le vendredi et éliminé de la Q2, c’est nettement mieux, mais c’est difficile. C’est difficile parce que j’ai beaucoup de mal, je n’ai toujours pas de bonnes sensations. Mais on fait tout notre possible pour boucler un maximum de tours, se préparer et être prêts à donner le meilleur de nous-mêmes », souligne le pilote Ducati. Conscient de ses limites actuelles avant l’épreuve dominicale, le numéro un garde la tête froide : « Comme je le disais, le mieux en ce moment, c’est de terminer huitième, et c’est ce qu’il faut viser. »
Pensez-vous que Pecco Bagnaia puisse trouver une solution d’ici demain pour remonter vers le top 5 lors du Grand Prix à Mandalika ? Dites-le-nous en commentaires !
Résultat du Sprint au Grand Prix d’Indonésie MotoGP 2026 :

Crédit classement : MotoGP.com
Photo de couverture : Michelin Motorsport








