F1
Publié le 11 octobre 2026 • 23:30 par Oléna Champlain

F1 – Hamilton sort du cockpit et passe au médical : Singapour ne lui a rien épargné

F1 : Hamilton a été examiné par les médecins de la FIA après le GP de Singapour, marqué par la chaleur et une stratégie Ferrari ratée.

Hamilton

Lewis Hamilton a terminé le Grand Prix de Singapour sixième, a présenté ses excuses à Ferrari… puis a été examiné par l’équipe médicale de la FIA. Le récit spectaculaire d’un champion « hospitalisé » après s’être effondré sous la chaleur va toutefois plus loin que les faits confirmés : Ferrari indique seulement qu’il s’est senti mal et qu’il a été vu par les médecins. Le Britannique a été autorisé à ne pas participer aux interviews d’après-course. 

Malade après l’arrivée, Hamilton a manqué la presse

Sixième après avoir visé le podium

Le malaise est survenu au terme d’une course éprouvante sur les 62 tours du circuit de Marina Bay. Singapour avait été déclaré « heat hazard », en raison des conditions chaudes et humides qui rendent l’épreuve particulièrement exigeante. Hamilton est arrivé au bout de la course, mais pas de la séance médiatique : Ferrari a indiqué qu’il ne se sentait pas bien et que l’équipe médicale de la FIA l’avait examiné. Les détails de son état n’ont pas été communiqués.

Sur la piste, la soirée avait déjà été suffisamment pénible. Parti troisième, Hamilton s’est retrouvé dans la lutte pour le podium avec une stratégie qui a fini par lui coûter cher. Il avait commencé avec des pneus mediums, avant de passer aux tendres lors de son premier arrêt. Quand la voiture de sécurité virtuelle a offert une nouvelle fenêtre d’arrêt, Ferrari l’a appelé aux stands. Hamilton a manqué l’entrée, puis a choisi de rester en piste pour tenter de tenir jusqu’au bout. Les deux événements sont liés, mais ne se résument pas à une désobéissance : il a raté l’accès, puis assumé la décision de prolonger son relais.

La tentative a tourné au pari perdant. Hamilton a parcouru 44 tours avec ses pneus tendres et a perdu de la performance dans les derniers tours. Charles Leclerc, qui s’était arrêté pendant la neutralisation, l’a dépassé ; Kimi Antonelli, Lando Norris et Oscar Piastri l’ont ensuite également devancé. Le pilote Ferrari a franchi la ligne en sixième position, bien loin du podium qu’il occupait provisoirement avant cette séquence

Une erreur reconnue, une stratégie à regarder en face

Hamilton n’a pas cherché à maquiller son choix. Il a reconnu que Ferrari l’avait appelé et qu’il avait manqué l’entrée des stands. Une fois resté en piste, il a voulu défendre sa position et faire fonctionner une stratégie à un arrêt. À l’arrivée, les pneus usés ont imposé leur propre verdict.

« Une leçon douloureuse », a-t-il reconnu en évoquant sa décision. Il a aussi assumé sa responsabilité et présenté ses excuses à l’équipe pour les points perdus. La radio avait déjà résumé son état d’esprit : « Mon choix, et j’ai fait perdre de précieux points à l’équipe. »

Ferrari a, de son côté, expliqué que les deux pilotes avaient été appelés aux stands sous voiture de sécurité virtuelle. Fred Vasseur a regretté la perte d’un possible double podium, estimant que Leclerc et Hamilton étaient alors deuxième et troisième en piste. Mais le scénario idéal s’est arrêté à l’entrée des stands. L’équipe a effectué l’appel ; Hamilton l’a manquée, puis a pris une décision qui s’est retournée contre lui. Cela n’efface pas son erreur. Cela n’interdit pas non plus d’examiner la stratégie dans son ensemble, surtout après une course où Ferrari avait une occasion majeure de placer ses deux voitures sur le podium

La chaleur a pu contribuer à l’épuisement ressenti par Hamilton, mais Ferrari n’a pas établi de lien médical précis entre son malaise et la course sur pneus usés. Il convient donc de ne pas présenter cette explication comme confirmée. Singapour est connu pour ses conditions difficiles ; en 2024, Hamilton et George Russell avaient déjà souffert de déshydratation et d’épuisement après l’épreuve. Ce précédent rappelle la dureté du rendez-vous, sans permettre de diagnostiquer ce qui s’est passé cette fois-ci.

La soirée laisse ainsi deux images : Hamilton qui assume une décision stratégique ratée, puis le pilote examiné par les médecins après l’arrivée. Ferrari devra débriefer le pari manqué ; Hamilton, récupérer. Et le prochain communiqué médical gagnerait à rester aussi précis que celui de l’équipe : il s’est senti mal, il a été examiné, il a été dispensé des interviews. À Singapour, les pneus ont déjà assez dramatisé la fin de course.

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