Ferrari avait ses deux voitures sur le podium provisoire. Elle en sauve une. Et, après l’arrivée, Fred Vasseur a surtout tenu à préciser qui avait raté l’occasion : Lewis Hamilton. Le pilote a reconnu son erreur à la radio ; son patron l’a répétée devant les médias. À Maranello, le débrief a donc commencé avec un responsable déjà désigné.

Hamilton reconnaît son erreur ; Vasseur, lui, insiste sur la faute.
La course avait pourtant placé la Scuderia dans une situation enviable. Charles Leclerc et Hamilton roulaient aux deuxième et troisième places lorsqu’une voiture de sécurité virtuelle, déclenchée après l’arrêt de Lance Stroll, a ouvert une fenêtre pour changer de pneus. Ferrari a appelé ses deux pilotes. Leclerc est rentré ; Hamilton a manqué l’entrée des stands et est resté en piste.
Vasseur n’a pas cherché longtemps ses mots : « C’était entièrement la décision de Lewis. »
Il a expliqué que l’équipe l’avait appelé, mais qu’Hamilton n’était pas rentré. Selon lui, le Britannique aurait pu terminer troisième et Ferrari aurait alors signé un double podium. Une perspective séduisante, surtout après coup, quand le résultat réel affiche Leclerc deuxième et Hamilton sixième
Sur le fond, Hamilton a bien raté l’entrée des stands. Ce n’est pas un détail, et la responsabilité de cette erreur lui revient. Mais Vasseur présente aussi le podium comme une quasi-certitude : si le pilote était rentré, il aurait fini troisième. La course ne se rejoue pas avec une calculatrice et un scénario idéal. Ferrari était en position de viser deux podiums ; elle ne les avait pas encore acquis.
Leclerc a pris l’arrêt et changé de pneus. Hamilton, lui, a continué avec des gommes déjà usées. La suite a rendu la décision coûteuse : il a été dépassé par Kimi Antonelli, puis par Lando Norris et Oscar Piastri. Sixième à l’arrivée, il a vu s’éloigner la troisième place qu’il occupait au moment de la neutralisation.
Et le pilote n’a pas attendu la conférence de presse pour reconnaître sa part. À la radio, il s’est excusé auprès de l’équipe et a admis que c’était son choix, avant de dire qu’il avait fait perdre des points à Ferrari. Hamilton a donc assumé l’erreur lui-même. Vasseur a ensuite confirmé, devant les journalistes, qu’il ne s’agissait pas d’un problème de communication et que Ferrari discuterait de l’incident avec lui
Le patron a également regretté que l’équipe n’ait pas placé ses deux voitures sur le podium, tout en jugeant la performance générale bonne. Voilà une conclusion qui a le mérite de la souplesse : le week-end est réussi, sauf le résultat qui aurait pu le rendre vraiment réussi. Et la déception, elle, tient en une décision individuelle. Le récit est propre, presque prêt à être imprimé sur le compte rendu de course.
Mais un arrêt manqué ne transforme pas automatiquement un podium hypothétique en podium certain. Ferrari avait une occasion à saisir, Hamilton l’a manquée, et l’équipe en a payé le prix. C’est déjà une explication solide. Vasseur n’avait pas besoin d’ajouter que la faute était « entièrement » celle du pilote pour que le constat soit compris. À force de souligner le coupable, le patron risque surtout de faire oublier que cette occasion perdue est aussi devenue l’un des faits marquants de la course de Ferrari.
Le contraste est d’autant plus frappant que Hamilton ne s’est pas défaussé. Il a reconnu son choix et présenté ses excuses. Vasseur a confirmé l’absence de problème de communication, puis annoncé qu’ils en parleraient. En attendant cette discussion, le jugement public est déjà tombé : le pilote a raté l’entrée, Ferrari a raté le doublé, et le patron a transformé l’après-course en rappel à l’ordre à peine voilé.
Leclerc repart avec la deuxième place et un podium mérité. Hamilton, lui, repart sixième et avec une erreur assumée. Ferrari repart avec un résultat honorable, mais aussi avec ce « on aurait pu » qui accompagne les occasions manquées. Reste à savoir si le débrief servira à comprendre comment l’équipe peut mieux gérer la prochaine fenêtre stratégique — ou seulement à répéter que Lewis aurait dû tourner à l’entrée des stands.
Cómo dice Vasseur, llamaron a los dos pilotos para entrar en el VSC.
Lo digo porque he visto algunos que me decían que lo que Hamilton no quería era entrar después del VSC.
Hamilton no quiso entrar en el VSC. pic.twitter.com/WtMMwuQX5D
— Historia Leclerc (@f1_historia) October 11, 2026
🚨 VASSEUR BLAMES HAMILTON FOR FERRARI’S MISSED PODIUM!
🗣️ “It was entirely Lewis’ decision. We called him in, but he didn’t pit.”
Vasseur says Hamilton’s decision cost Ferrari a potential DOUBLE PODIUM in Singapore.
“We could have had P3, but instead we finished sixth. I’m… pic.twitter.com/R5bBcnMF4A
— Everything Formula (@evrythngformu1a) October 11, 2026








