L’air marin n’a pas suffi à apaiser la pointe de rancœur qui anime le garage VR46. Alors que le tracé australien offrait une journée décisive pour verrouiller son billet direct vers la Q2, l’Italien a dû se battre autant contre le chrono que contre sa propre mécanique. La prestation de Fabio Di Giannantonio en Australie s’achève sur un classement positif, mais marquée par un sentiment amer d’inachevé dans un stand sous tension.
Fabio Di Giannantonio piégé par la poisse technique en Australie
Dès l’entame de la séance décisive, le Romain a senti que la sérénité n’allait pas être au rendez-vous sur le tracé insulaire. Contraint de jongler avec un problème récurrent qui gâche ses sorties depuis plusieurs épreuves, le pilote a dû arracher sa qualification au sang-froid : « Aujourd’hui, je ne suis satisfait qu’à moitié car nous avons eu un autre problème. C’est incroyable. Ces dernières courses, nous n’avons pas réussi à avoir un week-end aussi serein qu’en début de saison. Au final, ça ne s’est pas mal passé, je suis dans le top 10, mais il y a un peu de frustration car chaque week-end, il y a quelque chose qui nous empêche de donner le meilleur de nous-mêmes, de repousser nos limites, de comprendre. » affirmait-il pour GPOne. Une grogne légitime au guidon alors que la machine semblait en mesure de jouer bien plus haut dans la hiérarchie.
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Un time-attack sauvé au courage sur la piste australienne
Privé d’une séance limpide pour affiner ses réglages de base, Diggia a dû faire des choix audacieux en chaussant un pneumatique tendre à l’avant pour sécuriser l’essentiel au milieu de la meute. « On a beaucoup travaillé sur la moto. On est partis de l’idée d’utiliser les réglages de l’année dernière, mais on était à la limite. On a essayé d’améliorer la moto, mais c’était dommage de ne pas pouvoir faire un vrai chrono. Lors de ma première tentative, j’ai utilisé le pneu avant tendre parce que je devais faire des essais. Heureusement, j’ai réussi à me maintenir dans le top 10 avec ce temps. Cependant, je n’ai pas pu vraiment exploiter mon potentiel. » Un coup de poker payant qui lui évite le piège de la Q1, mais qui laisse un goût amer avant les grandes explications du samedi.

L’éveil d’une vraie conscience collective au sein du paddock
Au-delà du verdict de la piste, le pilote s’est montré particulièrement enthousiaste face au vent d’unité qui souffle sur le plateau concernant les tensions géopolitiques au Qatar et le futur de la discipline. « L’aspect positif, c’est qu’avec notre évolution, nous sommes tous conscients de la nécessité d’une association de coureurs. Non pas pour nous opposer à qui que ce soit, mais pour collaborer avec les équipes et les organisateurs, pour nous faire entendre, car nous avons aussi de bonnes idées pour améliorer ce sport et offrir un meilleur spectacle. C’était important et agréable d’avoir l’opportunité d’être plus unis ; il y a encore quelques années, cela aurait été impossible. L’association des coureurs existait déjà, mais elle était inactive. La réunion d’hier a été fructueuse et nous espérons pouvoir concrétiser quelque chose pour l’avenir. Il y a certainement beaucoup de choses dont nous pouvons parler et discuter, mais pour l’instant, il y avait un besoin de se rassembler, et nous en avons profité. » Une prise de parole forte qui prouve que la grille entend peser d’un grand poids dans les décisions stratégiques du championnat.
Pensez-vous que l’Italien parviendra à régler ses soucis mécaniques pour jouer les premiers rôles lors du Sprint ? Dites-le-nous en commentaires !

Photo de couverture : VR46 Ducati




