Moto GP
Publié le 24 octobre 2026 • 11:30 par Nicolas Pascual

MotoGP Australie J2, Pedro Acosta (KTM Q7/S5) a failli télescoper Marquez : « Ma seule carte à jouer »

Auteur d'un départ canon et d'un début de course audacieux au contact des frères Marquez, le requin de Mazarrón a assuré l'essentiel en voyant l'arrivée.

Pedro Acosta Australie

Le tracé de Phillip Island a une nouvelle fois mis à rude épreuve les nerfs et les machines des protagonistes de la catégorie reine ce samedi. Après avoir validé une encourageante septième place sur la grille lors de qualifications piégeuses, le prodige espagnol a illuminé le début de la course Sprint en venant se mêler directement à la lutte pour le podiums, croisant le fer avec les frères Marquez dès l’extinction des feux. Malheureusement, la dure réalité de la course a fini par rattraper le jeune loup, contraint de lever le pied en fin de parcours pour sécuriser une belle cinquième position sous le drapeau à damier. La prestation de Pedro Acosta en Australie reflète à la fois son insolent talent et les limites chroniques de sa monture.

Pedro Acosta piégé par l’usure et le manque d’énergie en Australie

Ayant tout misé sur un envol parfait pour espérer bousculer la hiérarchie établie sur la piste insulaire, le pilote de l’usine autrichienne a rapidement compris qu’il lui serait impossible de tenir la cadence infernale imposée par les hommes de tête sur l’ensemble des treize tours. Lucide sur sa gestion de course, il n’a pas cherché d’excuses à l’arrivée, au moment de s’exprimer sur DAZN : « Ouais, je n’ai pas pu faire grand-chose. Bon départ et bons premiers tours. C’était ma seule carte à jouer. J’ai essayé de pousser un peu plus les pneus au début pour essayer de suivre le rythme. Mais j’ai fini par manquer d’énergie. C’est vrai que j’ai ralenti un peu plus tard, mais ce n’était pas vraiment un ralentissement, ils étaient juste plus rapides que moi, c’est tout. À trois tours de l’arrivée, je n’avais plus rien à gagner devant ni à perdre derrière. J’ai simplement roulé à mon rythme et j’ai terminé la course. C’est ce qu’il faut faire : amener la moto jusqu’à la ligne d’arrivée. Je perdais beaucoup de temps dans ce dernier virage. J’étais aussi très lent en ligne droite, et la moto était très instable dans le troisième secteur à cause de cela. On a fait tout notre possible, car c’était très difficile de progresser quand j’étais juste derrière quelqu’un. »

Les vibrations chroniques de la KTM pointées du doigt

Au-delà de la fatigue physique accumulée au guidon dans les rapides enchaînements australiens, le rookie a tenu à alerter son équipe sur les défauts majeurs de comportement de sa machine, incapables de rivaliser en vitesse pure sur le sec lorsque l’adhérence évolue : « Eh bien, tout d’abord, l’instabilité est un vrai souci. Même à l’approche du virage 10, la moto vibre énormément. Entre les virages six et sept, juste avant celui où se trouvait Martin, les vibrations étaient insupportables. En sortie de virage, la tenue de route laisse à désirer. J’attaquais fort pour négocier le dernier virage, et l’avant a dérapé, ce qui ne fait qu’empirer les choses. Comme je l’ai dit, j’étais à la limite, peut-être un peu plus près de Bezzecchi. C’est vrai, car je suppose que pendant les trois derniers tours, je me suis contenté de rouler, sans chercher à me battre pour une position avec qui que ce soit. La moto fonctionnait plutôt bien lors des EL2, alors que la piste était encore visiblement mouillée. Puis elle a commencé à sécher et les qualifications se sont dégradées, mais c’est un problème que nous connaissons déjà : nous avons des difficultés avec les pneus pour piste sèche, c’est comme ça. »

Pedro Acosta Australie
Photo : KTM

Cap sur la longue distance et la menace de la pluie

Malgré ces difficultés techniques sur le sec, l’Espagnol aborde l’épreuve dominicale avec la sagesse des grands jours, conscient que le choix des gommes et la météo incertaine joueront un rôle décisif dans l’attribution des gros points. « De toute façon, demain avec des pneus médiums, nous avons la possibilité d’aborder le départ plus sereinement et d’accélérer vers la fin. Et s’il pleut, nous y allons doucement. Ce sera une longue course. On a vu, surtout en Moto2, qu’il est assez facile de faire des erreurs. Donc, nous allons y aller doucement. » Une approche calculée qui pourrait s’avérer payante sur une piste que l’on annonce détrempée.

Pensez-vous que le jeune Espagnol saura tirer son épingle du jeu et accrocher un podium si le déluge s’abat sur Phillip Island dimanche ? Dites-le-nous en commentaires !

Résultat du Sprint au Grand Prix de l’Australie MotoGP 2026 :

Australie course sprint

Crédit classement : MotoGP.com

Photo de couverture : KTM

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