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Ce jeudi 21 octobre 2021, Luca Marini a répondu aux questions des journalistes depuis le Misano World Circuit Marco Simoncelli, en prélude au Gran Premio Nolan del Made in Italy e dell’Emilia-Romagna.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote italien, qui réussit la prouesse d’avoir terminé toutes les courses jusqu’ici cette saison.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Luca Marini sans la moindre mise en forme.


 

Luca, vous avez fini toutes les courses jusqu’ici cette saison, ce qui est loin d’être anodin pour un rookie. Comment analysez-vous votre saison jusqu’ici ?

« Ce qui est sûr, c’est que j’aimerais être un peu plus aux avant-postes, notamment en course. Mais dans l’ensemble je suis tout de même content de ma saison. C’est vrai que j’ai terminé toutes les courses jusqu’ici, mais je ne peux pas dire que ce soit quelque chose dont je suis fier. A la limite je préférerais être davantage aux avant-postes, quitte à parfois faire des erreurs. »

« Mais le côté positif dans tout ça c’est que je peux bien appréhender la façon dont les pneus s’usent en course, comment la moto fonctionne et évolue au fil des tours. C’est aussi une bonne chose me concernant afin de bien comprendre dans quels domaines je dois encore travailler sur le plan physique, car c’est vrai que je souffre un peu avec la Ducati sur ce point. »

« Nous avons par ailleurs beaucoup travaillé sur le côté ergonomique de la moto, pour faire en sorte que cette machine soit moins physique à piloter. A présent je suis assez satisfait du niveau que j’ai, surtout comparé au début de saison : Là j’ai bien plus de confiance, et je me sens globalement mieux, mais il va falloir encore progresser sur les trois dernières courses de l’année, car j’aimerais bien m’implanter durablement dans le top 10. »

« Je préférerais être davantage aux avant-postes, quitte à parfois faire des erreurs »

 

Vous êtes aussi en train de préparer votre deuxième saison en MotoGP, qui pourrait bien être prometteuse si on se fie à votre parcours en Moto2, où vous aviez pris le temps nécessaire pour être rapide, avant de véritablement exploser…

« Je ne pense pas qu’il faille voir les choses sous cet angle. Il m’a fallu cinq années pour arriver en MotoGP, ce qui n’est pas si lent que cela. Ce qui est vrai, c’est que quand je suis arrivé en Moto2 c’était un monde complètement différent par rapport à ce que j’avais connu dans les différents championnats européens, sans compter qu’avec l’équipe Forward il nous manquait quelque chose sur le plan technique. »

« Cela a donc pris du temps d’arriver au même niveau que les têtes d’affiche, mais une fois que ce fut le cas, c’était pour de bon, et j’ai été fort et rapide. Quand je me sens à l’aise sur la moto, j’ai la sensation que je peux faire absolument tout ce que je veux avec elle. En fait, c’est ce feeling que j’aimerais bien retrouvé lors des trois dernières manches cette saison. »

« Quand je me sens à l’aise sur la moto, j’ai la sensation que je peux faire tout ce que je veux avec elle »

 

 

Que pensez-vous de l’engagement de Ducati en MotoE ? Seriez-vous disposé à rouler sur une moto électrique fournie par la marque l’an prochain ?

« Je n’étais même pas au courant de la nouvelle. Je pense que c’est une bonne chose. Je ne sais pas si la moto électrique représente réellement le futur, mais je comprends que Ducati veuille être dans le coup et occuper le terrain. En fait je trouve que c’est une belle opportunité, et je suis très ouvert sur ça. Je possède d’ailleurs déjà une voiture électrique et je prends du plaisir à la conduire, et je pense que ce pourrait être sympa de faire quelques tours dans cette catégorie à la fin de ma carrière en MotoGP. »

 

 

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