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Depuis le début de la saison 2023 en MotoGP, après deux années noires à panser ses plaies, force est de constater que Marc Márquez fait parler de lui pour ce qui constitue son grand retour dans la compétition. Mais pas toujours en bien, hélas. A l’occasion de la 2e séance d’essais libre du Grand Prix d’Allemagne au Sachsenring, n’a-t-il pas une fois encore dépassé les limites de l’acceptable ?

Rappelons les faits : Dans les cinq dernières minutes de la P2, Marc Márquez perd l’avant de sa machine au moment de plonger dans le 1er virage à droite suivant la ligne droite des stands. Certes, ce n’est pas le seul à qui cela est arrivé depuis le début du weekend. Sans doute trop d’optimisme et, une fois encore, la nécessité de compenser le retard de sa machine sur la concurrence.

Toujours est-il que la RC213V se couche sur le flanc et file comme un missile sur l’infortuné Johann Zarco qui, sortant des stands à basse vitesse, attendait le passage du peloton pour s’élancer. Le choc, d’une extrême violence, a arraché l’avant de la Ducati et violemment projeté au sol le français pour qui l’on craint un temps qu’il ne fut sérieusement touché, ce dernier restant effectivement couché sur la piste et apparemment incapable de se relever.

 

 

Tout pilote digne de ce nom aurait, en de telles circonstances, immédiatement porté secours à sa victime, ou tout du moins fait montre d’attention et de compassion à son encontre. Mais une fois encore, pas Marc Márquez !

N’allons pas imaginer que l’Espagnol est un monstre sans cœur, il ne s’agit pas de tirer sur lui à boulets rouges. Néanmoins, sa quête d’un retour au plus haut niveau l’a manifestement aveuglé. Marc Márquez ne semble plus se rendre compte qu’il évolue dans une sphère ou l’irréparable n’a pas sa place car enfin, mettre en danger ses comparses sous prétexte de s’affirmer comme le meilleur a des limites. Courir après la gloire se mérite. Marc Márquez n’est pas Achille et il ne livre pas bataille contre Troie.

Johann Zarco, toujours lucide, comprend parfaitement que l’Espagnol ait préféré courir vers son box et sauter sur sa 2e monture sous le coup de la nécessité d’intégrer un top 10. Cependant, il reste plutôt amer et critique sur la posture du pilote Honda et son apparente absence de remords, ce dernier se permettant même de rejeter la faute sur le pilote Prima Pramac qui n’aurait selon lui pas dû être là, réfutant ce qu’il convient de qualifier d’incident de course.

 

 

Non content d’achever de le discréditer, cette situation laisse augurer de sombres jours pour Honda et son pilote fétiche. En effet, comment ne pas s’alarmer sur la dangerosité de son comportement, et surtout la faiblesse avérée de sa moto clairement pas au niveau de la concurrence ?!

Le génie Márquez critique désormais ouvertement la HRC et son absence de compétitivité mais, submergé par son ego et sa soif de conquête, en oublie paradoxalement d’être raisonnable. Aucun des deux protagonistes ne sortira vainqueur de cette crise.

On ne pourrait presque plus désormais apprécier décemment une victoire de Márquez au regard des risques qu’il prend et fait courir aux autres. Pour Honda c’est également la catastrophe : Tout reposait sur son pilote fétiche qui lui-même n’y croit plus.

Qu’elle est loin la période où l’on ne refusait pas une place au sein du prestigieux Team usine. Les responsables du HRC, en ne faisant pas évoluer leur machine en concertation avec tous les pilotes, paient aujourd’hui les pots cassés de leur suffisance.

Si pour Marc Márquez la ligne rouge est en passe d’être franchie, pour la HRC, c’est définitivement la quadrature du cercle.

 

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