L’épidémie de coronavirus est à l‘échelle planétaire et elle impacte donc de plein fouet toutes les disciplines sportives qui ont vocation à jouer un championnat du monde. Pour la moto, on sait que les Grands Prix ont du mal à lancer leur saison, avec une catégorie majeure, le MotoGP, qui sera absente de la manche inaugurale au Qatar, ce week-end. Le meeting suivant en Thaïlande est déjà repoussé alors qu’en WSBK, le voyage vers Doha a été reporté. Mais à l’intérieur des frontières, le fléau se fait aussi sentir. En France, la ministre des Sport a réuni les présidents des Fédérations pour faire le point et donner ses directives…

Elle s’appelle Roxana Maracineanu et c’est notre ministre des Sport. L’ancienne nageuse olympique garde la tête hors de l’eau face à l’épidémie de coronavirus qui dissuade tout rassemblement de personnes. Ce qui est justement l’apanage des compétitions sportives… Pour faire le point sur cette incompatibilité, elle a présidé mardi matin une réunion autour de l’impact du coronavirus sur le calendrier sportif. Avec les représentants des différentes fédérations françaises, la ministre des Sports a discuté des annulations des manifestations sportives.

La rencontre a duré près d’une heure et demie, et voici les consignes qui ont été données pour faite face à la propagation du Covid-19 en France, tout en continuant d’exister… Roxana Maracineanu a insisté sur le fait « d’étudier au cas par cas la tenue des événements sportifs. » Ainsi, le ministère ne souhaite pas une annulation complète des événements sportifs alors qu’en Italie, on se dirige vers la suspension de tous les événements sportifs pour les 30 prochains jours.

« Il n’y a pas de critères précis » pour une annulation d’événement sportif, a déclaré la ministre. Mais il est nécessaire de respecter les deux critères retenus sur le plan national : l’annulation des événements de plus de 5 000 personnes en milieu confiné, et celle concernant les rassemblements extérieurs jugés risqués.

Dans ce dernier cas, la décision d’annuler un événement reviendra au préfet. L’objectif est de cibler les zones les plus à risque tout en laissant la décision aux autorités locales. Pour la moto, par exemple, le préfet de la Sarthe va avoir un dossier sensible à gérer pour une épreuve qui va se dérouler du 18 au 19 avril : celle des 24h moto… Par ailleurs, les organisateurs d’événements ne peuvent plus souscrire à une assurance “epidémie”. L’aléa étant trop fort, les assureurs bottent en touche…