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Depuis l’annonce officielle de la restructuration de la promotion du Championnat du monde EWC d’ Endurance en septembre dernier, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Claude Michy, la cheville ouvrière de cette nouvelle organisation, qui nous a souligné l’importance de l’arrivée de Honda dans le panel des promoteurs à partir de 2026…

Lors de cet entretien tenu en novembre, Claude Michy nous a dépeint les projets en cours concernant l’Endurance, et même si rien n’a encore été officialisé depuis, cela nous donne un aperçu du futur de la catégorie…

Claude Michy : « L’endurance, c’est un peu particulier. Jorge Viegas m’avait demandé de voir si on pouvait collaborer avec la FIM pour être promoteur, du fait de Warner qui ne voulait plus être opérationnel. Donc il y a eu des discussions. Moi, je me suis rapproché du Bol d’Or, de Sophie Casanova, de Pierre Fillon et celui-ci ayant des accords aussi avec les Japonais à Suzuka, les a informés de l’évolution. Et donc on a trouvé un accord pour 4 ans, qui était la suite du contrat avec la FIM et avec Warner, qui va continuer de diffuser les images, faire leur job. Et donc on a créé une société dans laquelle sont tous les organisateurs, japonais compris, avec une présence de Honda et un investissement de Honda sur le futur. Je pense que ça c’est une nouvelle plus qu’importante.
D’abord investisseur, pour développer dans le futur. C’est un point qui est important. On va communiquer bientôt officiellement là-dessus. Il n’y a pas de secret.

Après, il y a un héritage, c’est l’héritage des 10 ou 11 ans de Warner. Donc on est en train de récupérer les réseaux sociaux, plus de 600000 followers, c’est énorme, les images de 10 ou 12 ans, les photos, et cetera. Et donc de remettre ça en forme. Donc Jean Baptiste Ley (responsable Motorsports Events à WDB) a été l’interlocuteur pour nous vis-à-vis de Warner pour faciliter le deal et la mise en place. Je pense qu’avant le 15 décembre, on aura validé avec les différents actionnaires, les différents prestataires avec lesquels on travaillera. Puisque ce n’est pas PHA qui va supporter le sujet, c’est Renaud Jean-Fils (responsable EWC à WDB) qui continue avec nous, parce que c’est quand même la tête de pont du sujet avec Doriano (Valeriani). Et puis on est en train de structurer la partie communication qui va produire les images.

En réalité, les images sont produites par le promoteur, c’est à dire par notre société, puis le signal est donné, mais on a gardé le pouvoir des images. Donc voilà, on est en train de faire avancer tout ça, regarder où est-ce qu’on peut faire une 5e épreuve en 2027. Il y a une réunion avec les constructeurs et la FIM le premier décembre. Je pense qu’il faut trouver une vraie stabilité, diminuer les coûts, ce sont des objectifs.

Et puis l’autre point, c’est de valoriser le championnat, les pilotes, mais surtout les teams. C’est à dire que je pense qu’il faut aller voir tous les teams dans les box avec des caméras pour écrire des histoires. Ce n’est pas uniquement des motos qui tournent en rond, notamment la nuit, parce qu’on voit rien (rire), mais c’est de trouver un modèle économique et qui ait en plus une vision de développement. Mais c’est une prise de risque des organisateurs d’avoir créé cette société, c’est vrai. » 

Concrètement, au niveau des spectateurs, on devrait rapidement voir des grilles encore plus garnies, et connaissant le savoir faire en la matière de notre interlocuteur, davantage d’animations annexes à la course…

« Je pense que déjà, on va se retrouver avec des grilles plus importantes du fait de la Production. On l’a vu au Bol d’Or, puisqu’il y a 55 partants, dont 9 productions. Donc ça, c’est en train de se développer, et c’est un point non négligeable. Donc ça veut dire des grilles un peu plus importantes, un peu plus d’histoires aussi. Après, c’est chaque organisateur qui doit promouvoir au mieux son épreuve, faire les animations et donner de l’attractivité à l’épreuve. » 

Peut-on pour autant se mettre à rêver au retour de l’époque bénie de l’endurance, avec des usines pleinement engagées avec deux motos, comme Honda avec sa RCB1000 entre 1976 et 1979 ? 

« Je pense que l’arrivée de Honda dans l’investissement est un signe. Ils ne viennent pas par hasard. Moi, je n’ai pas de compétences motocyclistes., mais il faut que les constructeurs aient des motos qui puissent être compétitives vis-à-vis de leurs concurrentes et que tout le monde puisse participer. Le sujet, il est là aussi. Donc que ce soit en production, en stock ou en EWC. Voilà. »

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