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Depuis plusieurs années, le retour de la Formule 1 en Afrique du Sud nourrit l’espoir des passionnés de sport automobile. Mais cet horizon s’éloigne une nouvelle fois. Gayton McKenzie a reconnu publiquement que le pays n’est pas en mesure d’intégrer le calendrier du championnat du monde dans un avenir proche, notamment pour la saison 2027. Un aveu qui tranche avec le discours plus optimiste tenu auparavant et qui rappelle la complexité extrême du système F1, où la passion et l’histoire ne suffisent plus à garantir une place sur la grille.

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F1 : Kyalami prêt techniquement, mais bloqué par le calendrier

Le circuit de Kyalami reste le symbole de cette ambition contrariée. Des travaux importants ont déjà été engagés pour atteindre l’homologation Grade 1 de la FIA, condition indispensable pour accueillir un Grand Prix de F1.

Ces améliorations, dont le coût est estimé entre 83 et 167 millions de rands, concernent notamment les zones de dégagement, les barrières de sécurité, les clôtures anti-débris et le drainage. Le tracé, lui, reste inchangé.
Mais malgré cette mise à niveau, la véritable difficulté n’est plus technique : elle est contractuelle.

Avec 24 courses déjà programmées, la F1 dispose d’un calendrier saturé. La majorité des circuits sont liés par des contrats à long terme, laissant très peu de marges de manœuvre.
Si le contrat du Grand Prix d’Espagne arrive théoriquement à échéance, Barcelone dispose encore d’options de prolongation. Par ailleurs, le Portugal est déjà positionné pour les saisons 2027 et 2028, tandis que la Belgique fonctionne désormais sur un système de rotation.

Dans ce contexte, même le statut de seul circuit africain conforme aux standards F1 ne garantit rien à Kyalami.

Sur le plan national, Gayton McKenzie incarne le visage politique de cette ambition. Pourtant, comme le souligne le journaliste sud-africain Sudhir Matai, les rencontres avec les dirigeants de la F1 et les annonces médiatiques n’ont, pour l’instant, produit aucun résultat concret.

Pour les supporters, l’enthousiasme laisse progressivement place à la frustration. D’autant plus que ces démarches reposent en partie sur des fonds publics, ce qui alimente le débat sur la pertinence d’un lobbying sans échéance claire.

La situation reste paradoxale : l’Afrique du Sud dispose désormais d’un circuit prêt pour la Formule 1, mais sans fenêtre disponible sur le calendrier mondial.
Un retour du Grand Prix reste envisageable à long terme, à condition qu’une place se libère et que les équilibres politiques et économiques évoluent.

D’ici là, Kyalami attend. Et avec lui, tout un continent espère encore revoir la F1 rugir sur son sol.

 

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