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Pendant que la Formule 1 s’excite autour des nouvelles unités de puissance et des chiffres de puissance annoncés pour 2026, Alpine aurait déjà gagné une bataille autrement plus décisive. Selon AutoRacer, l’écurie française serait parvenue à atteindre le poids minimum FIA de 768 kg dès l’intersaison. Un exploit rare… et potentiellement lourd de conséquences.

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Le règlement 2026 : moins de kilos, plus de casse-tête pour Alpine

Dans les ateliers d’Enstone, loin des projecteurs, se joue en réalité l’un des combats les plus impitoyables de la nouvelle réglementation : la chasse au kilo. Et sur ce terrain-là, Alpine aurait pris une avance précieuse avant même le moindre roulage à Barcelone.

La F1 version 2026 impose une cure d’amaigrissement brutale. Voitures plus courtes, plus étroites… mais paradoxalement alourdies par des batteries bien plus puissantes, capables de délivrer jusqu’à 350 kW. Résultat : un exercice d’équilibriste pour les ingénieurs, contraints de gagner du poids partout sans jamais compromettre la sécurité ou la rigidité.

Atteindre les 768 kg réglementaires n’a rien d’anodin. Chaque vis, chaque faisceau, chaque pièce structurelle est passée au microscope. Si Alpine y est parvenue dès le premier jet, c’est tout sauf un détail.

L’écart avec certains concurrents serait déjà significatif. Toujours selon AutoRacer, Aston Martin accuserait encore près de 15 kg de surpoids. En Formule 1, ce chiffre n’est pas théorique : 1 kg = environ 0,03 s au tour, 15 kg = près d’une demi-seconde au tour. À ce niveau, ce n’est plus un désavantage. C’est un gouffre.

Une voiture au poids minimum n’est pas seulement plus rapide en ligne droite. Elle offre surtout un avantage stratégique énorme : le lest.
Placées au point le plus bas possible, ces masses permettent d’abaisser le centre de gravité ou d’ajuster finement l’équilibre avant/arrière selon chaque circuit.

À l’inverse, une monoplace trop lourde subit son excès là où il se trouve — souvent en hauteur, autour du groupe propulseur — avec des conséquences directes sur l’agilité, la motricité et les changements de direction. Un mal quasi impossible à corriger en cours de saison.

Cette réussite serait aussi le reflet d’un changement profond chez Alpine. Après des années de réorganisations, le bureau d’études semble enfin livrer une voiture saine dès sa conception. Et dans une ère réglementaire neuve, c’est souvent là que tout se joue.

Commencer la saison léger, c’est s’acheter du temps, de la liberté et de la performance future. Un privilège réservé aux projets les mieux maîtrisés.

La F1 2026 n’a pas encore démarré… mais Alpine, elle, semble déjà avoir pris de l’élan.

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