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Aston Martin

À deux semaines seulement du Grand Prix d’Australie, l’inquiétude grandit sérieusement autour d’Aston Martin. Derrière le discours officiel ambitieux et l’investissement massif de Lawrence Stroll, la réalité technique de l’AMR26 serait bien plus alarmante que prévu. Entre fiabilité fragile, manque de roulage et problèmes moteur liés au partenariat avec Honda, l’écurie britannique semble arriver en 2026 dans une situation bien plus critique qu’annoncé.

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Une pré-saison catastrophique pour Aston Martin qui alarme le paddock

Les essais hivernaux ont rapidement tourné au cauchemar pour Aston Martin. Avec un programme limité et des interruptions répétées, Aston Martin a accumulé un retard inquiétant sur ses rivaux. Lance Stroll lui-même n’a pas caché l’ampleur du déficit de performance, évoquant une monoplace encore très loin du niveau attendu.

La situation s’est aggravée à Bahreïn lorsque Fernando Alonso a dû immobiliser sa voiture en piste, contraint de stopper après un problème jugé potentiellement dangereux. Dans la foulée, Honda a reconnu des soucis techniques, notamment liés à la batterie, forçant l’équipe à restreindre son utilisation des unités de puissance.

Résultat : un roulage minimal et un programme d’essais écourté, au point que Stroll n’a parcouru que quelques tours lors des dernières journées, laissant planer un doute massif sur la préparation réelle de l’AMR26 avant Melbourne.

Selon plusieurs observateurs, le cœur du problème serait clairement identifié : la gestion énergétique et la fiabilité du système batterie. Une faille suffisamment sérieuse pour pousser certains à envisager une approche ultra conservatrice afin de préserver les composants pour le reste de la saison.

Le journaliste espagnol Antonio Lobato a d’ailleurs dressé un constat brutal : « Notre seule obsession, c’est de résoudre ce problème avant l’Australie pour qu’ils puissent espérer terminer la course. »
Un message qui illustre la gravité de la situation : à ce stade, terminer une course pourrait déjà être considéré comme une victoire technique.

Il poursuit en pointant l’ampleur du retard structurel : « Si le problème de fiabilité est résolu, le second, le manque de puissance moteur, persistera, mais ce n’est pas la priorité pour l’instant. Le plus important, c’est d’assurer la fiabilité. »

Dans ce contexte tendu, tous les regards se tournent vers Adrian Newey, recruté comme figure centrale du projet technique. Mais même l’ingénieur aux multiples titres mondiaux ne peut pas effacer en quelques semaines des lacunes aussi profondes en développement.

Lobato résume la situation avec une inquiétude palpable : « Si Honda fait bien ses devoirs et que Newey est à la hauteur de son statut de génie, Aston Martin pourrait briller dans la seconde moitié de la saison. »

Autrement dit, l’espoir existe encore… mais à moyen terme seulement. À court terme, l’équipe pourrait débarquer à Melbourne avec une voiture sous-développée, très peu testée et encore fragile mécaniquement.

« Est-ce la fin pour Aston Martin? Non, mais il faudra être patient », tempère toutefois l’analyste, tout en reconnaissant que l’écurie risque d’arriver « plus verte que sa carrosserie » après une pré-saison quasi compromise.

Si la fiabilité n’est pas rapidement sécurisée, le projet Aston Martin 2026 pourrait basculer d’ambition de titre à saison de survie et même le génie de Newey ne pourra pas masquer indéfiniment les failles d’une base technique encore instable.

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