La première journée d’essais libres du Grand Prix d’Australie 2026 a livré ses premières tendances… et pour Isack Hadjar, l’heure n’est pas encore à l’euphorie.

Hadjar : un vendredi prometteur mais encore irrégulier
Le pilote français a pourtant montré de belles choses vendredi sur le tracé de Albert Park Circuit. Rapide dès la première séance, Hadjar a signé un encourageant quatrième temps lors des EL1, juste derrière son coéquipier Max Verstappen.
Une performance qui confirme que la nouvelle monoplace de Red Bull Racing possède un potentiel certain dans cette nouvelle ère technique de la Formula 1.
Mais l’après-midi a été plus compliqué.
Lors de la deuxième séance, Hadjar a reculé au neuvième rang. Un classement moins flatteur, mais qui reflète surtout les difficultés rencontrées par plusieurs équipes pour comprendre le comportement de ces nouvelles monoplaces 2026.
Et le Français n’a pas cherché à masquer les limites du moment : « La fiabilité est bonne, mais en termes de constance c’était plus difficile, surtout avec le déploiement d’énergie », a-t-il reconnu après la séance.
Le problème ne serait donc pas la vitesse pure. Sur un tour, la voiture semble capable de rivaliser avec les meilleures. En revanche, exploiter ce potentiel de manière régulière reste un défi.
Un constat qui n’a rien d’étonnant dans ce début de saison marqué par un changement réglementaire majeur. Les nouvelles voitures exigent une gestion beaucoup plus fine de l’énergie hybride et de l’aérodynamique active, deux paramètres encore en cours d’optimisation dans tout le paddock.
Hadjar reste donc mesuré : « Rien ne peut être parfaitement fluide dès le premier jour », a-t-il rappelé.
Cette prudence s’inscrit dans la ligne de son discours depuis le début du week-end à Melbourne. Le Français refuse pour l’instant de s’emballer, préférant observer comment la hiérarchie va évoluer à mesure que les équipes comprendront mieux leurs machines.
Car derrière les chronos encore fluctuants du vendredi, une certitude commence à émerger : la saison 2026 pourrait réserver de nombreuses surprises.
Et si Hadjar parvient à stabiliser le comportement de sa Red Bull, il pourrait rapidement devenir l’un des animateurs de ce début de championnat.
Pour l’instant, le message est clair : le potentiel est là… mais tout reste à construire.

























