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Le week-end avait pourtant commencé de la meilleure des manières pour Isack Hadjar. Impressionnant en qualifications avec une troisième place sur la grille, le jeune pilote de Red Bull Racing espérait jouer les premiers rôles lors du Grand Prix disputé sur le circuit d’Albert Park Circuit à Melbourne.

Isack Hadjar "very frustrated" after an early retirement in Melbourne | AutoHebdo

Une erreur évitable selon Hadjar

Mais la course du Franco-Algérien s’est brutalement arrêtée après seulement douze tours, victime d’un problème moteur sur sa monoplace équipée du nouveau groupe propulseur RBPT-Ford.

Un départ prometteur… vite compromis

Hadjar avait pourtant réussi un envol particulièrement solide au moment de l’extinction des feux. Le pilote Red Bull estime même qu’il aurait pu prendre la tête dès les premiers virages face au futur vainqueur, George Russell.

« Le départ était très bon. J’avais l’impression que je pouvais facilement prendre la tête au virage 3. »

Mais la situation s’est rapidement dégradée. Dès les premiers tours, Hadjar a ressenti un comportement inquiétant du moteur.

« Le moteur faisait un bruit vraiment étrange. J’ai assez vite compris que je n’allais probablement pas terminer la course. »

Face à cette perte de performance, le pilote n’avait aucune chance de lutter face aux voitures plus rapides en ligne droite.

« C’est difficile de se battre quand quelqu’un roule 30 km/h plus vite que vous. »

Autre élément frustrant pour le jeune pilote : l’état de la batterie au moment du départ. Hadjar a révélé qu’il avait commencé la course sans réserve d’énergie disponible, une situation qui ne serait pas liée à une défaillance technique mais plutôt à une erreur de procédure.

Pour lui, c’est un point que l’équipe devra corriger rapidement. « Ce n’était pas un problème technique. C’est simplement quelque chose que nous devons mieux gérer pour que cela ne se reproduise plus. »

Des moteurs 2026 encore difficiles à maîtriser

Au-delà de cet incident, Hadjar estime que les nouvelles unités de puissance introduites en 2026 posent encore de nombreux défis aux équipes.

Les conditions de course  températures, phases d’accélération et gestion énergétique rendent la calibration des moteurs particulièrement complexe.

« Ces nouveaux moteurs sont encore très jeunes et les scénarios de course sont différents de ce que nous avons connu pendant les essais. »

Les équipes continuent donc d’apprendre à exploiter ces nouvelles technologies, qui réagissent différemment entre les essais, les qualifications et la course.

Un potentiel malgré la déception

Malgré cet abandon précoce, Hadjar préfère retenir les aspects positifs de son week-end australien. Sa performance en qualifications et le rythme affiché en début de course laissent penser que la monoplace possède un réel potentiel.

Le jeune pilote estime toutefois que Red Bull devra progresser rapidement dans la gestion de ces nouvelles unités de puissance pour éviter que ce type de problème ne se reproduise.

« Globalement, le week-end était positif. Mais il est clair que nous devons faire mieux. »

Après cette entrée en matière frustrante, Hadjar espère désormais que les enseignements tirés à Melbourne permettront à l’équipe de franchir un cap dès la prochaine manche de la saison.

 

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