Pris dans la tourmente après Suzuka, Alpine répond frontalement aux accusations et dénonce un climat devenu toxique autour de la F1 moderne.

La réponse forte d’Alpine
Le week-end du Grand Prix du Japon n’a pas seulement laissé des traces en piste. Il a aussi déclenché une tempête hors des circuits. Quelques jours après l’incident spectaculaire impliquant Franco Colapinto et Ollie Bearman à Suzuka, l’écurie Alpine F1 Team a décidé de prendre la parole publiquement face à la montée des attaques en ligne.
Un choc révélateur des tensions actuelles
Au cœur de la polémique : une scène impressionnante survenue dans le rapide virage de Spoon. Pris dans une différence de rythme brutale estimée à plus de 40 km/h, Bearman a été contraint d’éviter l’Alpine de Colapinto avant de heurter violemment les barrières. L’impact, particulièrement violent, a immédiatement relancé les inquiétudes autour des nouvelles règles énergétiques.
Du côté de la Fédération Internationale de l’Automobile, aucune sanction n’a été prononcée. L’instance a toutefois reconnu que la gestion de l’énergie notamment les phases de récupération pouvait générer des écarts de vitesse problématiques. Une réflexion est désormais ouverte pour ajuster certains paramètres du règlement
« Nous avons identifié que la variation de vitesse liée à la récupération d’énergie peut créer des écarts significatifs. Ce point sera discuté avec les équipes. »
Alpine contre-attaque face aux accusations
Mais au-delà de l’analyse sportive, c’est la réaction du public qui a poussé Alpine à sortir du silence. Dans une lettre ouverte adressée à ses supporters, l’équipe française a dénoncé un déferlement de messages haineux visant directement son pilote argentin.
Le ton est ferme : Alpine condamne des propos jugés « inacceptables » et rappelle que la sécurité reste la priorité absolue. L’écurie réfute également les accusations délirantes évoquant un prétendu sabotage ou une intention délibérée.
« Nos pilotes respectent des procédures strictes. Aucune action délibérée ou irresponsable ne peut être retenue dans cette situation. »
Et de répondre frontalement aux rumeurs les plus extrêmes : « Suggérer un sabotage ou une intention malveillante n’a aucun fondement. »
« Ce n’est pas la Formule 1 que nous voulons »
Cet épisode met en lumière un double problème. D’un côté, des voitures 2026 toujours plus dépendantes de la gestion énergétique, pouvant créer des situations imprévisibles. De l’autre, une exposition médiatique amplifiée où chaque incident devient un tribunal populaire. Plusieurs pilotes du paddock ont d’ailleurs déjà alerté sur ces risques, estimant que Suzuka n’était qu’un avertissement.
Enfin, Alpine élargit le débat au climat général autour de la discipline :
« La passion ne doit jamais se transformer en haine. Ce n’est pas la Formule 1 que nous voulons promouvoir. »
An open letter from the team.
🔗 https://t.co/jvD0b8rwfN pic.twitter.com/SzxHUTLcZl
— BWT Alpine Formula One Team (@AlpineF1Team) April 2, 2026







