Sept saisons après ses premiers tours de roue en Formule 1, Charles Leclerc mesure le chemin parcouru. À ses débuts chez Sauber en 2018, le Monégasque évoluait encore dans une relative discrétion, loin de l’agitation médiatique qui entoure aujourd’hui les pilotes Ferrari.
« Ma vie a énormément changé. Énormément, même », confie-t-il à Chris Medland de RACER, avec le recul de celui qui a vu son quotidien basculer à grande vitesse.

Trois phases vers la célébrité selon Charles Leclerc
Le pilote Ferrari décrit son ascension comme un processus progressif, découpé en trois étapes bien distinctes.
« Il y a d’abord la phase où l’on est inconnu, où les gens ne vous reconnaissent pas vraiment. C’était probablement ma première année en Formule 1 », explique-t-il.
Un anonymat de courte durée, vite remplacé par une reconnaissance grandissante.
Sa promotion chez Ferrari en 2019 marque un tournant décisif. En parallèle, la Formule 1 connaît un essor mondial sous l’impulsion de Liberty Media, propulsant Leclerc sous les projecteurs.
« La deuxième phase, c’est
quand on se fait arrêter de plus en plus souvent »,
raconte-t-il.
« Au début, on apprécie énormément. On se dit : j’ai
toujours rêvé d’être pilote de Formule 1, surtout chez Ferrari, et
recevoir autant de soutien, c’est quelque chose de très spécial.
»
Une reconnaissance qu’il continue d’accueillir avec gratitude.
« Je suis et je serai toujours reconnaissant d’être dans cette position. »
Avec le temps, la popularité s’accompagne toutefois de nouvelles contraintes.
« Dans la troisième phase,
on souhaite parfois un peu plus d’intimité », admet
Charles Leclerc.
« On peut en avoir, mais il faut s’organiser beaucoup mieux que
lorsque j’avais une vie normale. »
Pour autant, le pilote refuse
de se plaindre :
« Il y a tellement d’avantages que ce n’est pas un problème.
»
Ses fiançailles avec Alexandra Saint Mleux, annoncées publiquement en novembre dernier, ont rappelé à quel point sa vie personnelle est désormais exposée.
« Parfois, on a juste envie d’être normal, de passer du temps avec sa mère, et c’est un peu plus difficile aujourd’hui », confie-t-il avec sincérité.
Une médiatisation qu’il accepte sans amertume, tant que le partage reste maîtrisé.
Leclerc reconnaît que les émotions liées à la compétition influencent encore son quotidien.
« Si je fais une très mauvaise course, je rentre chez moi abattu. Si je fais une excellente course, je rentre heureux », admet-il.
Avec l’expérience, il tente toutefois de mieux compartimenter.
« Après chaque course, mon objectif est de repartir à zéro, qu’elle ait été bonne ou mauvaise. »
Entre célébrité, pression médiatique et succès sportif, Charles Leclerc conserve des valeurs claires.
Famille, amis et course automobile demeurent au cœur de sa vie. Des années paisibles chez Sauber aux projecteurs incessants de Ferrari, le Monégasque a vu son monde changer, mais pas l’essentiel.
Dans le tumulte de la gloire, sa discipline et sa capacité à se recentrer restent ses meilleurs alliés.
































