Charles Leclerc n’a pas caché sa frustration à l’issue des qualifications sprint du Grand Prix de Chine. Le pilote Ferrari s’élancera seulement depuis la sixième place sur la grille, un résultat qu’il estime largement influencé par un problème technique survenu lors de son tour décisif en SQ3.

Une dernière tentative ruinée selon Leclerc
Charles Leclerc pensait avoir enfin trouvé le bon rythme au moment d’attaquer sa dernière tentative. Mais un souci de déploiement de la puissance s’est manifesté au pire moment, lui faisant perdre un temps précieux dans la longue ligne droite opposée du circuit de Shanghai.
À la radio, la réaction de Leclerc a immédiatement traduit sa colère.
« Mais qu’est-ce qui se passe ? J’ai perdu quatre dixièmes dans la ligne droite opposée », s’est-il exclamé, visiblement surpris par la chute soudaine de performance.
Selon le pilote Ferrari, la perte de puissance est intervenue précisément lors du moment le plus important de la séance. Leclerc assure que son tour était compétitif avant cet incident qui lui a fait perdre près d’une demi-seconde.
« Malheureusement, alors que j’avais réalisé un bon tour, j’ai perdu environ une demi-seconde dans la ligne droite arrière pour une raison inconnue lors de mon deuxième tour en SQ3 », a-t-il expliqué après la séance.
Ferrari devra désormais analyser les données pour comprendre ce qui a provoqué ce problème, d’autant plus que chaque dixième compte dans une séance de qualification aussi serrée.
Mercedes semble avoir pris l’avantage
Au-delà de cet incident, Leclerc reconnaît que Ferrari doit encore combler un écart important face à Mercedes, particulièrement sur un tour rapide. George Russell a dominé la séance avec une marge confortable, confirmant la grande forme des Flèches d’argent en qualifications.
« Pour une raison que nous devons encore comprendre, le moteur Mercedes permet de gagner beaucoup de temps au tour », a admis le pilote monégasque.
Il reste toutefois convaincu que Ferrari pourrait se montrer plus compétitive en rythme de course.
« En course, nous devrions être un peu plus proches. Les qualifications restent notre principal point faible pour le moment », a-t-il ajouté.
Hamilton évoque aussi un déficit de puissance
Le diagnostic semble partagé dans le camp Ferrari. Lewis Hamilton, quatrième sur la grille du sprint, estime lui aussi que l’écart avec Mercedes s’explique en grande partie par la puissance du groupe motopropulseur.
« Nous devons encore progresser sur la puissance. Mercedes a fait un travail fantastique et nous devons redoubler d’efforts pour combler l’écart », a déclaré le Britannique.
Selon lui, la Ferrari reste compétitive dans les virages, mais perd du terrain dans les lignes droites.
« La voiture est agréable à piloter et très performante dans les virages, mais quand il manque de puissance, c’est difficile de rivaliser », a-t-il reconnu.
Malgré cette séance frustrante, Leclerc espère que le sprint permettra à Ferrari de revenir dans la lutte grâce à un rythme de course plus solide que sur un tour.

























