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Cinquante ans après le sacre mythique de James Hunt, son fils Freddie évoque avec émotion l’absence du champion britannique et révèle regarder de vieux Grands Prix uniquement pour entendre sa voix.

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Hunt : l’héritage d’un père devenu une légende

« Parfois, je regarde de vieux Grands Prix commentés par lui, juste pour l’écouter. »

Une phrase simple, mais terriblement poignante, qui rappelle à quel point la disparition brutale de Hunt continue de marquer sa famille. Le champion britannique, figure incontournable des années 1970 et rival historique de Niki Lauda, est décédé d’une crise cardiaque en 1993 à seulement 45 ans.

Son duel mythique avec Lauda en 1976 reste encore aujourd’hui l’une des plus grandes rivalités de l’histoire de la Formule 1. Cette saison-là, Hunt avait arraché le titre mondial au terme d’un scénario devenu légendaire, immortalisé des décennies plus tard par le film Rush.

Après sa retraite sportive en 1979, l’ancien pilote McLaren s’était reconverti avec succès comme consultant vedette pour la BBC, où son ton direct et son charisme avaient rapidement séduit les fans.

Freddie Hunt a également reconnu que le sujet restait extrêmement douloureux pour lui, même des années après.

« Parfois, je parle de mon père et je fonds en larmes. D’autres fois, non. Cela dépend du moment. »

L’émotion autour de l’héritage de James Hunt ne s’est d’ailleurs pas limitée à cette interview. Le mois dernier, le célèbre circuit de Goodwood Motor Circuit a rendu un immense hommage au champion britannique lors du 83e Members’ Meeting organisé pour célébrer les 50 ans de son titre mondial 1976.

Pour l’occasion, plusieurs monoplaces emblématiques pilotées par Hunt entre 1973 et 1979 ont repris la piste, dont la mythique McLaren M23 avec laquelle il avait décroché son unique couronne mondiale lors du dramatique Grand Prix du Japon 1976 à Fuji.

Mais l’un des moments les plus marquants du week-end reste sans doute l’apparition de Freddie Hunt au volant d’une ancienne McLaren de son père, avec un casque replica reprenant les célèbres couleurs familiales. Une scène particulièrement forte pour les passionnés présents à Goodwood, tant la ressemblance et l’attitude du fils rappelaient parfois celles de James Hunt lui-même.

Le rassemblement a également permis de revoir plusieurs voitures ayant marqué la rivalité historique entre Hunt et Niki Lauda, notamment la légendaire Ferrari 312T.

Entre les moteurs Cosworth DFV hurlant à nouveau dans la campagne anglaise, les livrées vintage et les démonstrations historiques, Goodwood a replongé la F1 dans une époque que beaucoup considèrent encore comme la plus charismatique de son histoire.

Lui-même passé brièvement par la monoplace dans les années 2000, Freddie avait tenté de se faire un prénom en Formule Ford puis en ADAC Formel Masters. Mais porter le nom Hunt dans le monde du sport automobile s’est révélé lourd à assumer.

Après plusieurs années loin des circuits, il est finalement revenu vers l’endurance et les compétitions historiques, avec toujours en ligne de mire un rêve : participer un jour aux mythiques 24 Heures du Mans.

Interrogé enfin sur ce que son père penserait de la F1 moderne, Freddie Hunt n’a pas mâché ses mots.

Selon lui, James Hunt aurait probablement détesté l’ère actuelle, dominée par la technologie, l’hybridation et la gestion énergétique :

« Avec toutes ces batteries et cette technologie… il dirait sûrement : “C’est du grand n’importe quoi.” »

Un regard sans filtre, fidèle à l’esprit rebelle et anticonformiste qui avait fait de James Hunt une icône éternelle de la Formule 1.

 

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Mathias Lauda et Freddie Hunt