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Après quatre journées d’essais nettement plus riches que prévu, la Formule 1 a abordé ce cinquième et dernier jour à Barcelone avec une intensité rare pour un shakedown collectif. La fiabilité globalement constatée depuis lundi a permis aux équipes d’avancer plus vite que prévu, rendant cette ultime journée à la fois décisive et particulièrement dense.

Mercedes

Dernière journée sous haute pression

Sous des conditions météo idéales, huit équipes ont convergé en piste dès l’ouverture, une situation inédite depuis le début de la semaine. Seules Mercedes et Racing Bulls, déjà au terme de leurs trois jours réglementaires, observaient la séance depuis les stands.

Très attendue, Red Bull a confirmé son retour à l’action. Après la reconstruction complète de la RB22 accidentée plus tôt dans la semaine, Max Verstappen a pu reprendre le volant dans une approche résolument prudente. Aucun objectif de performance affiché : la priorité était de valider l’intégrité de la monoplace avant d’envisager un roulage plus soutenu lors de cette dernière journée.

« L’important aujourd’hui est de vérifier que tout fonctionne correctement. Après ce que nous avons vécu cette semaine, il serait inutile de prendre des risques », a expliqué le Néerlandais.

Chez Ferrari, la ligne directrice n’a pas varié. Forte d’un kilométrage déjà conséquent, la SF-26 a poursuivi son programme sans agitation inutile. Charles Leclerc a progressivement fait tomber les chronos, sans que la Scuderia ne cherche à masquer son jeu.

« Barcelone nous permet surtout de comprendre la voiture dans des conditions réelles. Ce que l’on observe est encourageant, mais il est trop tôt pour tirer des conclusions », a rappelé le Monégasque.

Pour McLaren, cette journée avait des airs de session de rattrapage. La MCL40 avait été immobilisée la veille à cause d’un souci d’alimentation en carburant, désormais réglé. Oscar Piastri a donc enchaîné les relais, avec pour seul objectif de combler un déficit de roulage accumulé.

« Nous avons perdu du temps hier. Aujourd’hui, chaque tour est important », résumait l’Australien.

Côté Aston Martin, le Jour 5 faisait figure de véritable point de départ. Limitée à quelques tours la veille, l’AMR26 devait enfin entrer dans un programme structuré. Fernando Alonso a pris la piste dès la matinée, à un rythme volontairement modéré, l’équipe privilégiant la fiabilité et la prise de repères avec le moteur Honda.

« Il faut rester réaliste. Pour nous, l’essentiel est de comprendre la voiture et de travailler correctement avec Honda », insistait l’Espagnol.

Derrière les équipes de pointe, la logique était la même pour tous : accumuler des kilomètres. Audi et Cadillac continuaient leur phase d’apprentissage, la première encore freinée par la fragilité de son groupe propulseur, la seconde s’appuyant sur la robustesse du moteur Ferrari pour avancer sans précipitation.

Chez Haas, l’enjeu était différent. Après un arrêt jugé préoccupant plus tôt dans la semaine, l’équipe devait avant tout confirmer que les problèmes étaient derrière elle.

« Nous avions besoin de valider que les soucis rencontrés auparavant étaient résolus. Aujourd’hui est une journée de confirmation », expliquait Ayao Komatsu.

Même prudence chez Alpine, qui poursuivait son programme sans dévier de sa feuille de route, cherchant avant tout à consolider son kilométrage.

« Nous avons une base saine. Il s’agit maintenant de continuer à rouler sans changer notre approche », indiquait Pierre Gasly.

Enfin, Williams restait la grande absente de ces essais catalans. Une situation assumée à Grove, même si l’équipe suit de près les enseignements tirés par ses concurrents.

« Même sans rouler ici, on apprend énormément en observant. Barcelone apporte déjà beaucoup d’enseignements », soulignait James Vowles.

Une réalité s’imposait déjà : cette dernière journée concentre toutes les tensions. Entre retours en piste attendus, fiabilisation tardive et roulage en urgence, les équipes savent que Barcelone n’apportera pas toutes les réponses… mais qu’elle a déjà posé les bonnes questions avant Bahreïn.

« Les essais ne disent jamais toute la vérité, mais ils permettent de partir dans la bonne direction », glissait une source du paddock.

 

 

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