Pedro de la Rosa a reconnu sans détour que l’écurie britannique Aston Martin « n’est pas là où elle veut être » après une pré-saison chaotique, marquée par des soucis de fiabilité, un manque de pièces… et surtout très peu de tours bouclés à Bahreïn

Aston Martin ne se cache plus. Et le constat est loin d’être rassurant.
Dès le shakedown tardif de l’AMR26 à Barcelone, les signaux n’étaient pas idéaux pour Aston Martin. Mais les essais à Sakhir ont confirmé les craintes : programme haché, roulage limité et collecte de données loin du plan initial.
Le dernier coup dur
?
Un abandon de Fernando Alonso après un problème de
batterie, obligeant Honda à lancer des simulations
en urgence sur son banc d’essai à Sakura.
« Nous avons eu des soucis de batterie sur la voiture de Fernando », a expliqué De la Rosa, avant d’admettre que les essais seraient volontairement courts et espacés pour analyser chaque donnée en profondeur.
Et le diagnostic est brutal
:
Aston Martin est tout simplement l’équipe qui
a le moins roulé durant cette pré-saison.
Pas d’essais longs, des runs limités, et une pénurie de pièces qui ralentit encore le développement. Un scénario loin du lancement idéal à quelques semaines seulement du Grand Prix d’Australie.
Malgré tout, en interne, le
discours reste combatif.
La révolution technique 2026 n’aide pas : nouveau partenariat
moteur avec Honda, nouvelle
boîte de vitesses, nouvelle suspension arrière… tout est neuf, et
donc forcément fragile.
De la Rosa
insiste cependant sur un point clé :
même avec peu de tours, l’équipe Aston Martin
estime avoir récolté « énormément de données » pour
orienter le développement.
Mais il ne se voile pas la face. « Quand on commence avec un handicap, c’est toujours plus difficile. »
Le début de saison s’annonce donc délicat pour Aston Martin, qui semble déjà en mode rattrapage avant même la première course. La bonne nouvelle ? Le projet reste massif, avec Honda, le nouveau campus et une structure qui travaille « d’arrache-pied » en coulisses. La mauvaise ? Le temps presse… et la grille 2026, elle, n’attendra pas.

































