Alors que les spéculations s’emballent autour de l’absence d’ingénieur de course attitré pour Lewis Hamilton, Ferrari sort du silence. Frédéric Vasseur appelle clairement à stopper “l’emballement médiatique”, tout en défendant une organisation interne qu’il juge parfaitement maîtrisée.
Ferrari : Vasseur recadre frontalement : « Arrêtez, s’il vous plaît ! »
Depuis le début de la pré-saison 2026, une question revient en
boucle : pourquoi Lewis Hamilton n’a-t-il toujours
pas d’ingénieur de course permanent chez Ferrari
?
Le Britannique a enchaîné les configurations, partageant d’abord
Bryan Bozzi avec Charles Leclerc
à Barcelone, avant de travailler avec Carlo Santi
lors des essais de Bahreïn, après le repositionnement de
Riccardo Adami.
De quoi nourrir les spéculations… et installer un récit d’instabilité que Ferrari juge largement exagéré.
Interrogé à répétition sur le sujet, Frédéric Vasseur a fini par afficher son agacement face à l’ampleur prise par cette polémique.
« Arrêtez avec cette histoire, s’il vous plaît ! », a lâché Frédéric Vasseur. Pour le patron de Ferrari, l’absence d’un ingénieur fixe en pré-saison n’a rien d’exceptionnel en Formule 1.
Selon lui, la collaboration entre Hamilton et le muret des stands fonctionne bien, loin du tableau alarmiste dressé par certaines analyses. Le Français insiste d’ailleurs sur l’état d’esprit du septuple champion, qu’il décrit comme confiant, impliqué et très ouvert dans son intégration à l’équipe.
Lewis Hamilton lui-même avait reconnu que l’absence d’un ingénieur attitré pouvait être « préjudiciable » sur certains aspects opérationnels. Mais en interne, Ferrari affiche une ligne claire : l’adaptation fait partie du processus normal d’intégration dans une nouvelle équipe.
Dans les coulisses, la Scuderia explore encore plusieurs options, tandis que le nom de Cédric Michel-Grosjean circule régulièrement dans les rumeurs du paddock, sans confirmation officielle à ce stade.
Visiblement irrité par la focalisation médiatique sur un seul poste, Vasseur a rappelé une réalité structurelle souvent ignorée : une équipe de F1 repose sur des centaines d’ingénieurs, pas sur une seule voix à la radio.
Il souligne que chaque saison voit plusieurs changements d’ingénieurs de course et de dirigeants sans que cela ne déclenche une crise interne. Pour lui, réduire la performance potentielle d’Hamilton à l’absence d’un ingénieur attitré relève d’une lecture simpliste de la F1 moderne.
« Il ne s’agit jamais d’un individu. En Formule 1, c’est toujours l’équipe qui prime » indique Vasseur.
En toile de fond, cette agitation médiatique traduit surtout l’immense attente entourant l’arrivée d’Hamilton à Maranello. Chaque détail organisationnel devient un sujet d’analyse, voire de controverse, dans un contexte où Ferrari joue gros sur le plan sportif et médiatique
« L’équipe compte aujourd’hui environ 1 500 personnes. Le gars que vous voyez au muret dirige une structure entière, ce n’est pas une question d’un seul ingénieur », a-t-il rappelé pour calmer définitivement la polémique.
Ferrari tente donc de reprendre le contrôle du narratif : calmer les spéculations, protéger son pilote phare et rappeler que la performance se construit collectivement pas autour d’un seul ingénieur.


































