Ferrari a bouclé un shakedown solide et riche en enseignements à Barcelone. Kilométrage, fiabilité et méthode : la SF-26 pose des bases prometteuses, sans s’emballer sur la hiérarchie.

Ferrari : Vasseur temporise, mais assume le cap
Dans le paddock catalan, la reprise de Ferrari n’est pas passée inaperçue. À Barcelone, la Scuderia a signé un shakedown dense, appliqué, et surtout révélateur de son approche 2026 : travailler avant de juger. Pas d’effets d’annonce, mais un volume de roulage conséquent et une SF-26 déjà bien née dans un contexte réglementaire totalement renouvelé.
Au volant, Lewis Hamilton et Charles Leclerc ont enchaîné les relais avec sérieux, permettant à Ferrari de cumuler près de 170 tours. Un chiffre symbolique, à peine en retrait de Mercedes, longtemps référence du kilométrage, mais suffisant pour alimenter une première lecture technique crédible
Le directeur de l’équipe, Fred Vasseur, a résumé l’état d’esprit avec lucidité :
« Ce qui compte aujourd’hui, ce sont les données. Plus on roule, plus on comprend la voiture. Et sur ce point, la journée a été très productive. »
La météo capricieuse du premier jour n’a pas freiné le programme. Ferrari a rapidement basculé sur des runs plus propres, pneus slicks, avec un objectif clair : valider les fondations mécaniques, l’intégration du groupe propulseur et les premiers équilibres aérodynamiques.
« La performance viendra plus tard. Pour l’instant, on coche des cases essentielles », a insisté Vasseur, rappelant que Melbourne reste encore loin dans le calendrier.
Même discours côté pilotes. Leclerc se montre prudent, presque volontairement flou :
« On a encore énormément de choses à tester. En termes de niveau réel, c’est impossible de se situer. »
Ce shakedown n’était qu’un prélude. Les véritables comparaisons débuteront lors des essais officiels à Bahreïn, où la performance pure deviendra enfin un sujet central. D’ici là, Ferrari repart de Barcelone avec l’essentiel : une voiture fiable, un duo pilote impliqué et une direction technique alignée.
Sans proclamer la moindre hiérarchie, la Scuderia Ferrari a réussi ce que beaucoup recherchent en début de cycle : donner l’impression d’un projet maîtrisé. Et en Formule 1, c’est souvent ainsi que commencent les saisons qui comptent.































