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Horner Wolff

L’ombre de la saison 2026 plane déjà sur le paddock, et avec elle, les premiers effluves de polémique technique. Alors que la Formule 1 s’apprête à entamer une révolution motrice majeure, Red Bull et Mercedes se retrouvent au centre de toutes les attentions. En cause ? Une faille réglementaire présumée concernant le taux de compression des futurs blocs de puissance, que les deux géants auraient exploitée pour obtenir un avantage de performance illicite. Face à ces accusations, Christian Horner et Toto Wolff sont sortis du bois, oscillant entre philosophie de la performance et défense offensive.

Horner Wolff

L’art de flirter avec les limites : la réponse de Christian Horner

Interrogé par l’émission TODAY, Christian Horner, bien qu’ayant quitté la direction opérationnelle de Red Bull Racing à l’été 2025, reste une voix prépondérante dans l’écosystème de l’écurie de Milton Keynes. Pour lui, cette controverse n’est que le reflet de l’ADN même de la catégorie reine. Sans confirmer ni infirmer l’utilisation d’une astuce permettant de passer d’un taux de compression réglementaire de 16:1 à un ratio de 18:1 en pleine course, Horner a rappelé une règle d’or :

« La Formule 1, c’est repousser les limites. C’est une question d’interprétation des règlements. Ça a toujours été le cas et ça le sera toujours. Les équipes les plus conservatrices ne sont jamais en tête de la grille. Il faut repousser les limites. Tout repose sur l’interprétation des règlements, et les ingénieurs vont se demander : « Comment puis-je optimiser les performances ? » »

Cette déclaration de Christian Horner suggère que Red Bull aurait bel et bien trouvé une zone grise. Le règlement stipule que la mesure du taux de compression s’effectue à l’arrêt, à température ambiante. Or, par un jeu de dilatation thermique et de conception mécanique complexe, les ingénieurs auraient trouvé le moyen d’augmenter ce taux une fois le moteur en fonctionnement, boostant ainsi radicalement le rendement thermique.

Du côté de Brackley, le ton est nettement moins diplomate. Lors du lancement de la nouvelle W17, Toto Wolff n’a pas caché son agacement face aux plaintes des motoristes concurrents (notamment Ferrari et Audi). Pour le patron de Mercedes, le débat n’a pas lieu d’être puisque la communication avec la FIA est constante.

« Je ne comprends tout simplement pas pourquoi certaines équipes se concentrent davantage sur les autres et persistent à défendre une position pourtant très claire et transparente », a fustigé Toto Wolff, avant de clore le débat avec une fermeté déconcertante : « Dans ce domaine précis, le règlement est très clair. Les procédures standard pour tous les moteurs sont parfaitement définies. Alors, au boulot ! »

Cette bataille technique, qui se joue actuellement dans les bureaux d’études et les laboratoires de simulation, promet une saison 2026 sous haute tension, où la frontière entre le génie d’ingénierie et l’illégalité n’aura jamais été aussi fine.

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