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Isack Hadjar

On l’attendait prometteur. Il s’est révélé incontournable. En 2025, Isack Hadjar n’a pas seulement survécu à sa saison de rookie avec Racing Bulls : il l’a dominée, bousculant la hiérarchie et imposant son nom comme le futur évident de Red Bull.

Avec 21 qualifications remportées face à son coéquipier, un premier podium et une 9ème place au championnat, le rookie Isack Hadjar a imposé un talent si brut et une maturité si solide que sa promotion chez Red Bull pour 2026 est passée du statut de spéculation à celui de certitude.

La saison de rookie en Formule 1 est un exercice de survie. Pour Isack Hadjar, elle a été un tremplin vers l’élite. En une seule année avec l’équipe sœur de Red Bull, le Français de 21 ans n’a pas seulement survécu ; il a dominé, impressionné, et finalement convaincu les décideurs qu’il était l’avenir de l’écurie championne.

D’un départ catastrophique en Australie à une place dans le top 10 historique des patrons d’écurie, son parcours est celui d’un talent qui a su transformer la pression en performance pure, forçant une promotion vers Red Bull Racing pour 2026 au détriment de Yuki Tsunoda.

Sa saison est un manuel parfait sur la façon de saisir une opportunité en F1 : en étant plus rapide, plus régulier et surtout, plus fiable mentalement que quiconque ne l’attendait.

Les statistiques de la saison de Hadjar racontent une histoire de domination progressive et de constance.

La qualification, son arme absolue : sa maîtrise du samedi a été le socle de sa saison. Il a battu son coéquipier expérimenté Liam Lawson dans 21 des 27 séances de qualification*, un ratio écrasant. Cette capacité à placer systématiquement la voiture plus haut que son potentiel théorique a ouvert la porte à ses résultats du dimanche.

La régularité et les points : Hadjar a transformé ces bonnes grilles en points. Sa première moitié de saison a été marquée par une impressionnante régularité, se qualifiant souvent entre la 9ème et la 10ème place. Sa 8ème place au Japon, seulement pour sa troisième course, a été un signal fort de sa capacité à marquer immédiatement.

L’exploit et la consécration : Tout a culminé à Zandvoort, où il a décroché son premier podium en F1. Ce résultat, dans des conditions difficiles, n’était pas un coup de chance isolé, mais la confirmation d’un talent capable de briller parmi les meilleurs.

Ces performances lui ont valu une 9ème place au championnat du monde, et surtout, une place dans le Top 10 des directeurs d’écurie – un honneur rare pour un rookie, signifiant que ses pairs l’ont reconnu comme l’un des 10 meilleurs pilotes de l’année.

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Le mental Isack Hadjar : L’honnêteté radicale comme force

Au-delà du chronomètre, c’est l’attitude de Hadjar qui a séduit. Dans un monde de communication ultra-polie, sa franchise a été une bouffée d’air frais et un signe de grande maturité.

Lorsqu’on lui a demandé au Brésil s’il se sentait prêt pour la F1, sa réponse a été un « Non » catégorique. Cette honnêteté, loin d’être un aveu de faiblesse, démontrait une lucidité rare. Il comprenait que la théorie et la pratique sont deux mondes distincts, et que la vraie préparation viendrait de l’expérience. Cette capacité à remettre en question et à analyser a été sa plus grande force pour progresser toute l’année.

Son approche des nouveaux règlements de 2026 en est le parfait exemple : « Je n’ai aucune attente parce que tout le monde part de zéro… Je pense que je suis plutôt bon pour m’adapter. Comme c’est une nouvelle réglementation, le timing est idéal. » Cette déclaration montre un pilote tourné vers l’avenir, qui voit le changement non comme une menace, mais comme une chance à saisir pour ceux qui savent s’adapter – une qualité essentielle pour prétendre rivaliser avec Max Verstappen.

La promotion chez Red Bull Racing pour 2026 est à la fois une récompense méritée et le plus grand défi de sa jeune carrière. Hadjar ne rejoint pas seulement une équipe championne ; il rejoint l’équipe de Max Verstappen, un pilote qui a éliminé mentalement et sportivement tous ses coéquipiers depuis des années.

L’échec de Yuki Tsunoda à convertir son potentiel en performances constantes au sein de l’équipe senior a directement ouvert cette porte. Hadjar arrive donc avec une mission claire : être plus rapide et plus fiable que le Japonais ne l’a été, tout en gérant l’ombre immense de Verstappen.

La clé de sa survie et de sa réussite résidera dans sa capacité d’adaptation, qu’il revendique, et dans la force mentale dont il a déjà fait preuve. Il devra apprendre à un rythme accéléré, supporter la pression d’être comparé au quadruple champion du monde, et éviter à tout prix le « syndrome du deuxième siège » qui a frappé tant de talents prometteurs chez Red Bull.

La saison 2025 d’Isack Hadjar n’était pas une fin, mais un prologue parfait. Il a prouvé qu’il avait la vitesse, le mental et la régularité pour appartenir à la grille. 2026 sera l’examen final. S’il parvient à résister à la pression de l’équipe championne, à apprendre aux côtés de Verstappen sans se faire écraser, et à ramener régulièrement des résultats, il ne sera plus une promesse, mais un pilote de pointe établi. Le monde de la F1, après avoir découvert son talent, attend maintenant de voir s’il possède l’étoffe d’un futur champion.

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