À l’approche de la nouvelle saison de Drive to Survive, une déclaration de Flavio Briatore fait déjà trembler le paddock. Le dirigeant lié à Alpine assume sans détour sa brutalité managériale, au moment même où les choix de pilotes de l’écurie restent scrutés.
Le cas Doohan, symbole d’une gestion made in « Briatore » sans état d’âme
La huitième saison de la série Netflix, attendue cette semaine, promet de replonger dans les coulisses les plus explosives de 2025. Parmi les séquences les plus commentées figure un passage consacré à la gestion des pilotes chez Alpine et surtout aux décisions tranchantes de Flavio Briatore.
Dans un épisode baptisé Strictly Business, l’Italien apparaît chez lui, entouré de représentations artistiques de sa propre personne, avant de lâcher une phrase qui fait déjà polémique : il affirme « toujours aimer licencier des gens » lorsque, selon lui, ils ne remplissent pas leur mission. Une sortie brutale, fidèle à sa réputation de dirigeant impitoyable, qui tranche avec le discours plus diplomatique habituel en Formule 1.
Cette déclaration résonne particulièrement avec l’épisode du remplacement éclair de Jack Doohan. Propulsé titulaire après la fin anticipée de l’aventure d’Esteban Ocon, l’Australien n’aura tenu que quelques week-ends avant d’être écarté et renvoyé dans l’ombre en tant que pilote de réserve.
Pour le remplacer, l’équipe s’est tournée vers Franco Colapinto, sans que ce pari ne se transforme immédiatement en succès sportif. Les deux pilotes ont d’ailleurs terminé la saison sans inscrire le moindre point, renforçant les critiques sur la stratégie sportive d’Enstone.
Dans ce contexte, la franchise de Briatore prend une dimension encore plus sensible : elle laisse entendre que la pression interne reste maximale et que les décisions peuvent tomber très vite, indépendamment du temps d’adaptation nécessaire en F1.
Un retour au pouvoir qui divise toujours..
Figure historique du paddock, Briatore s’est bâti une réputation de “faiseur de champions” après ses succès avec Benetton puis Renault aux côtés de Michael Schumacher et Fernando Alonso. Mais son héritage reste indissociable du scandale du « Crashgate » en 2008, qui avait entraîné son exclusion avant son retour progressif dans l’écosystème du sport.
Aujourd’hui, l’influence de Flavio Briatore chez Alpine alimente autant l’espoir d’un redressement que l’inquiétude sur la stabilité du projet. À l’aube de 2026, une chose est sûre : avec un décideur revendiquant ouvertement son goût pour les licenciements, chaque pilote sait désormais que son baquet pourrait devenir l’un des plus précaires de la grille.


























