Ferrari n’y est pas. Et Lewis Hamilton ne prend même plus de pincettes. Au terme d’un vendredi compliqué sur le tracé exigeant de Suzuka, le Britannique a livré un constat aussi lucide qu’inquiétant : la SF-26 manque tout simplement de vitesse pour jouer devant.

Hamilton lucide : Ferrari plafonne
Sixième des EL2, à près de neuf dixièmes de la référence signée Oscar Piastri, Hamilton n’a pas cherché d’excuses. Malgré une voiture “plutôt correcte” dans les enchaînements techniques, l’essentiel manque cruellement : la performance pure.
« La voiture se comporte plutôt bien… elle n’est juste pas assez rapide pour le moment. »
Un constat brutal, qui met en lumière un problème d’équilibre persistant. Et dans une F1 2026 ultra-sensible aux réglages, cela suffit à faire basculer un week-end.
Un déficit qui fait mal… là où ça compte
Plus inquiétant encore : le déficit ne se limite pas à un simple ressenti. Les chiffres parlent. Ferrari perd gros dans les lignes droites, notamment face à McLaren. Hamilton évoque clairement un problème de déploiement d’énergie, un élément clé avec les nouvelles unités de puissance.
« Le déploiement en fait partie… et on peut clairement l’améliorer. »
Autrement dit : il y a du potentiel, mais encore totalement inexploité. Pendant ce temps, Charles Leclerc connaît les mêmes difficultés, incapable lui aussi de faire mieux qu’un rôle d’outsider sur ce premier jour.
Le piège du “super clipping” agace déjà
Impossible d’évoquer Suzuka sans parler du phénomène qui agace tout le paddock : le fameux super clipping. Avec la gestion d’énergie des nouvelles F1, les pilotes se retrouvent parfois… sans puissance en pleine ligne droite. Et Hamilton n’a pas caché son agacement :
« Le super clipping, c’est vraiment pas terrible… on arrive parfois presque en roue libre. »
Un aveu fort. Car même un pilote réputé pour défendre les évolutions techniques commence à pointer les limites du règlement 2026 sur certains circuits.
Ferrari tente de calmer le jeu… mais le doute est là
Côté stand, le discours est plus mesuré. Diego Ioverno évoque un écart “attendu”, tout en insistant sur des axes d’amélioration clairs : pneus, réglages, exploitation des données. Mais difficile de masquer une réalité : Ferrari cherche encore cette fameuse étincelle. Et à Suzuka, circuit où la confiance fait tout, ce détail peut coûter très cher.
Une nuit décisive pour sauver le week-end
Le ton est donné. Ferrari n’est pas larguée… mais clairement en retard. La nuit japonaise s’annonce longue dans le garage de la Scuderia. Car sans progrès rapide, Hamilton et Leclerc pourraient se retrouver spectateurs d’un duel entre McLaren et Mercedes.
Et en F1, on le sait : quand un pilote comme Hamilton dit que la voiture n’est “pas assez rapide”… ce n’est jamais anodin.




























