Kimi Antonelli ne ralentit plus. À Suzuka, le pilote Mercedes a signé une deuxième pole position consécutive au terme d’une séance parfaitement maîtrisée, confirmant sa montée en puissance dans ce début de saison 2026. L’Italien savourait après coup « une sensation incroyable », malgré une légère imperfection dans son dernier tour.
Antonelli sort les crocs
Mais derrière cette démonstration, tout le plateau n’affiche pas la même sérénité. Chez Mercedes, George Russell 2e a bien accompagné son coéquipier en première ligne, mais le Britannique s’est montré inquiet : « Je crois qu’il y a un problème. Perdre autant de points d’appui, c’est anormal. » Un contraste frappant avec la confiance affichée par Antonelli.
McLaren reste la principale menace. Troisième, Oscar Piastri estime que son équipe « se rapproche de Mercedes », tandis que Lando Norris 5e reconnaît que « la voiture est meilleure, mais pas encore au niveau pour jouer la pole ». Une progression réelle, mais encore insuffisante.
Ferrari, en revanche, continue de chercher la clé. Lewis Hamilton 6e a reconnu que la monoplace « n’est pas assez rapide », tandis que Charles Leclerc 4e s’est montré lucide après sa séance : « On n’était tout simplement pas assez rapides aujourd’hui, surtout dans le dernier secteur où on perd trop de temps. » Un constat qui résume les limites actuelles de la Scuderia.
La situation est encore plus préoccupante chez Red Bull. Max Verstappen 11e n’a pas mâché ses mots : la voiture est « encore très difficile à piloter », avec des problèmes « plus importants que l’an dernier ». De son côté, Isack Hadjar, solide 8e malgré tout, a expliqué : « On essaie de comprendre, mais il manque encore quelque chose. »
Pierre Gasly 7e s’est montré plus satisfait : « On maximise ce qu’on a, et ça paye aujourd’hui. »
Avant ces qualifications, la hiérarchie s’était déjà dessinée lors de la dernière séance d’essais libres. Antonelli y avait dominé en 1:29.362, devant Russell et Leclerc, tandis que Verstappen ne pointait que huitième et Hadjar onzième, un signal clair des difficultés actuelles de Red Bull.
À la veille de la course, une certitude s’impose : Mercedes a pris l’avantage. Et Antonelli, lui, semble déjà prêt à confirmer.





























