Sous pression jusqu’au dernier virage, Charles Leclerc a résisté à George Russell dans une fin de course électrique, révélant une bataille aussi stratégique que psychologique.

Leclerc : Russell, menace directe… et guerre des nerfs
Le départ de Charles Leclerc a pourtant tout d’un scénario idéal. Auteur d’un envol incisif, le pilote Ferrari bondit immédiatement dans le top 2, confirmant la solidité des mises en action de la Scuderia cette saison.
Mais très vite, la réalité du rythme s’impose. Devant lui, Oscar Piastri impose un tempo difficile à suivre.
« J’étais content au début, je me concentrais sur Oscar… mais il était vraiment très fort, surtout dans les premiers tours », confie Leclerc.
« J’essayais de rester proche, mais il avait simplement plus de vitesse. Je pensais pouvoir jouer la fin de course, mais ça n’a pas été possible. »
La course bascule dans son dernier acte après une neutralisation qui regroupe les leaders. George Russell revient alors dans les échappements des Ferrari, prêt à saisir la moindre opportunité. Mais plus que la vitesse pure, c’est sur le terrain mental que le Britannique tente de faire craquer Leclerc :
« À un moment, c’était très tendu… et même assez effronté », lâche le Monégasque. En cause : un véritable jeu de dupe orchestré à la radio.
« On me rapportait ce que son ingénieur lui disait… mais lui faisait exactement l’inverse. Pendant plusieurs tours, il a joué avec ça. »
Une stratégie déroutante, pensée pour semer le doute dans l’esprit du pilote Ferrari :
« Ça m’a mis sous pression, clairement. Je devais constamment me demander où il allait attaquer. »
Une défense solide jusqu’au bout
Malgré cette pression constante, Charles Leclerc ne craque pas. Sur un circuit exigeant comme Suzuka, il parvient à contenir les assauts répétés de Russell.
« J’ai compris ce qu’il faisait assez vite… et j’ai réussi à défendre. Même si j’ai été surpris une fois dans le dernier virage. »
Au final, le pilote Ferrari sécurise une troisième place précieuse, au terme d’un duel aussi intense que tactique :
« C’était une course amusante… mais très intense. »
Ferrari progresse… mais reste en chasse
Ce nouveau podium confirme la montée en puissance de Ferrari, sans toutefois masquer l’écart persistant avec McLaren et Mercedes sur certains relais.
La pause avant Miami arrive à point nommé pour la Scuderia Ferrari qui vise désormais un cap clair : transformer ces places d’honneur en victoires. Car à Suzuka, une chose est sûre : au-delà de la performance pure, la bataille se joue aussi dans la tête.




























