Le Grand Prix du Japon a peut-être marqué un premier tournant dans la saison 2026 de Mercedes. Battu au championnat par son jeune coéquipier Kimi Antonelli, George Russell voit soudain les projecteurs se braquer sur lui, alors que les spéculations autour de l’avenir de l’équipe repartent de plus belle.

Russell entre dans une zone inconfortable
Mercedes avait sans doute imaginé une lutte interne serrée. Mais après Suzuka, le rapport de force commence à prendre une tournure plus sensible pour George Russell. Grâce à sa victoire au Japon, Kimi Antonelli s’est emparé de la tête du championnat avec neuf points d’avance sur le Britannique, confirmant un début de saison déjà très remarqué.
Le jeune Italien, déjà vainqueur en Chine, ne se contente plus d’apprendre : il impose désormais son rythme et son statut. Sa progression impressionne d’autant plus qu’elle s’inscrit dans la continuité d’un début de saison solide, malgré une grosse frayeur à Albert Park. Ce contexte place Russell dans une position délicate : celle du pilote expérimenté qui, au sein de sa propre équipe, n’a plus totalement la maîtrise du récit.
Sur Ziggo Sport Race Café, Robert Doornbos n’a d’ailleurs pas caché son analyse. Selon lui, la dynamique actuelle pourrait peser mentalement sur Russell, obligé de rester sous haute vigilance face à l’ascension de son voisin de garage. Et ce n’est pas tout : l’ancien pilote estime même que si Mercedes parvenait à attirer Max Verstappen, Russell serait le plus menacé. Une hypothèse brutale, nourrie par l’idée que le Britannique manquerait de cette petite étincelle capable de faire basculer une hiérarchie.
Wolff calme le jeu, mais le doute est lancé
Face à ces rumeurs, Toto Wolff a toutefois envoyé un message beaucoup plus rassurant. Le patron de Mercedes a rappelé que Russell fait partie du projet depuis 2017 et a laissé entendre qu’il n’existait aucune volonté immédiate de bouleverser le duo actuel. Il a également fermé la porte, pour le moment, à une arrivée de Verstappen.
Reste qu’en Formule 1, les démentis n’éteignent jamais totalement les débats. Et lorsque le coéquipier de 19 ans prend la tête du championnat après seulement quelques Grands Prix, la pression change de camp. Russell n’est pas en crise, mais il n’a plus vraiment droit à l’erreur. Chez Mercedes, Antonelli n’est déjà plus une promesse : il devient une référence.









