Ce n’est plus seulement une voiture de course, c’est un actif patrimonial. La monoplace utilisée par Max Verstappen lors de ses débuts en Formule 1 vient d’être cédée pour une somme estimée entre 1,2 et 2 millions d’euros, selon les standards actuels du marché. Une transaction qui marque un tournant clair : la Formule 1 moderne entre dans la cour des investissements de collection.
La Formule 1 change de statut
La Formule 1 concernée est une Toro Rosso (châssis STR10-02) de la saison 2015 qui n’est pas une voiture victorieuse, ni un objet mythifié par les décennies. Sa valeur repose ailleurs : elle incarne l’instant précis où tout commence. À 17 ans, Verstappen y faisait ses premiers tours de roue en Grand Prix, devenant le plus jeune pilote de l’histoire et, sans le savoir, le futur visage d’une génération.
Aucun prix officiel n’a été communiqué, mais les spécialistes s’accordent sur une fourchette comprise entre 1,5 et 1,8 million d’euros, portée par plusieurs facteurs clés : avec le statut “rookie car”, l’identité du pilote encore actif, Max Vertsappen et ultra-dominant et un niveau d’authenticité rarement atteint pour une F1 contemporaine.
L’exemplaire vendu se distingue par un ensemble documentaire et matériel digne d’un musée privé : contrat d’origine, historique complet de la saison, éléments authentiques utilisés par le pilote, dont le volant, le siège et un casque de l’époque. Même privé de ses composants internes, le moteur respecte les standards habituels du marché de collection, où l’intégrité historique prime sur la fonctionnalité.
Sur le plan sportif, cette Formule 1 est associée aux meilleures performances de Verstappen lors de sa saison rookie, avec notamment deux quatrièmes places et une utilisation régulière tout au long de l’année. Après un accident marquant en début de saison, elle est devenue son châssis de référence un détail qui pèse lourd dans la hiérarchie des valeurs.
Longtemps cantonnées aux garages des constructeurs ou aux réserves des musées, les Formule 1 récentes s’imposent désormais comme des objets financiers à part entière. Si les voitures des années 1950 et 1960 conservent les records absolus, le marché se déplace clairement vers des modèles liés à des champions encore présents dans l’imaginaire collectif.
La monoplace des débuts de Verstappen coche toutes les cases : rareté, récit fondateur, identité forte, projection future. Elle n’est ni nostalgique, ni figée dans le passé. Elle raconte une histoire toujours en cours d’écriture.
Dans un sport de plus en plus mondialisé, financiarisé et scénarisé, cette vente agit comme un signal clair : la Formule 1 ne fabrique plus seulement des champions, elle crée des actifs.
































