Max Verstappen ne semble pas décidé à laisser la Formule 1 occuper tout son calendrier. Le quadruple champion du monde veut aussi se mesurer aux grandes courses d’endurance : Daytona, le Nürburgring, Spa et, bien sûr, Le Mans. La publication de Nachez résume son ambition par une formule spectaculaire : « Mon objectif est de faire toutes les courses de 24 heures. » Une perspective qui a de quoi faire rêver les fans… et donner quelques sueurs froides aux responsables chargés de lui trouver des week-ends libres.

Max Verstappen voit grand : Daytona, Nürburgring, Spa, Le Mans
L’idée n’est pourtant pas sortie de nulle part. En janvier, Verstappen expliquait déjà vouloir courir les 24 Heures du Mans et « toutes les autres courses iconiques du monde de l’endurance ». Il posait aussitôt une condition : avancer « étape par étape, sans précipitation », et ne s’engager que s’il pouvait être compétitif. Autrement dit, Max ne veut pas collectionner les dossards pour la photo. S’il vient, ce sera pour jouer devant.
La nuance est importante, car « toutes les 24 Heures » ne signifie pas nécessairement chaque épreuve portant cette durée à travers le monde. Le rêve vise plutôt les grands classiques : Daytona aux États-Unis, le Nürburgring et Spa en Europe, puis Le Mans, sommet de l’endurance. Quatre courses, quatre défis différents, et autant de préparations à caser dans une vie déjà bien remplie par les Grands Prix, les déplacements et le travail en simulateur.
Le Nürburgring a déjà donné le ton
Verstappen a déjà transformé une partie de ce projet en réalité. En mai, il a disputé les 24 Heures du Nürburgring au volant d’une Mercedes-AMG GT3 de son équipe. L’équipage était en lice pour la victoire avant qu’une défaillance de transmission n’interrompe sa course à moins de trois heures de l’arrivée. Pour une première participation, le scénario avait tout du grand film d’endurance : une longue remontée, la tête de course, puis la mécanique qui choisit le pire moment pour rappeler qu’elle a aussi son mot à dire.
Ce premier rendez-vous n’a visiblement pas refroidi le Néerlandais. Au contraire, il a confirmé son envie de revenir. La Nordschleife, avec ses virages aveugles, ses changements de rythme et ses conditions météo parfois imprévisibles, ne ressemble guère aux circuits aseptisés où chaque vibreur est étudié au millimètre. Verstappen y trouve une forme de course plus brute, avec une dimension collective qui l’attire aussi : partager la voiture, le travail et les décisions avec plusieurs pilotes.
La Formule 1 officielle avait d’ailleurs rapporté en mars ses motivations. « Je n’ai pas besoin d’être seulement un pilote de F1 », expliquait-il, avant d’ajouter qu’il voulait disputer les grandes courses d’endurance. Et puisqu’il n’a pas envie d’attendre la quarantaine pour s’y mettre, il estime que le moment est venu. La retraite attendra donc : Max préfère ajouter des défis à son agenda pendant qu’il est encore au sommet de sa carrière.
2027, déjà sous surveillance
La saison 2027 pourrait lui ouvrir quelques portes. Les 24 Heures du Nürburgring et celles de Spa figurent parmi les épreuves qui l’intéressent. En revanche, il a écarté une participation aux 24 Heures du Mans cette année-là, malgré l’absence de conflit direct avec un Grand Prix. La raison avancée tient à la préparation nécessaire : une course de cette ampleur ne se greffe pas simplement entre deux manches de F1 comme un rendez-vous improvisé.
Daytona reste, elle aussi, dans le paysage des envies à long terme. Verstappen avait déjà exprimé son intérêt pour l’épreuve américaine, tout en soulignant qu’il faudrait trouver le bon moment. Il y a donc une différence entre le grand objectif — courir les classiques — et le programme concret de la prochaine saison. Le premier est ambitieux ; le second dépendra des calendriers, des essais préparatoires, de son équipe et des possibilités de rouler dans la catégorie adéquate.
C’est là que son projet devient plus qu’une déclaration séduisante. Verstappen possède sa propre structure, Verstappen.com Racing, et veut la faire progresser. Mais bâtir une campagne d’endurance compétitive demande des partenaires, une voiture adaptée, des équipiers solides et du temps de piste. Le talent du pilote ne suffit pas à faire disparaître les contraintes. Même Max ne peut pas signer quatre feuilles d’engagement et espérer que les journées s’allongent miraculeusement.
La F1, elle, pourrait devoir composer avec un champion qui regarde ailleurs sans pour autant tourner le dos à son championnat. Verstappen le dit clairement : il aime encore courir, mais il ne veut pas limiter son horizon à une seule discipline. Entre un calendrier de 24 Grands Prix et les grandes classiques de l’endurance, le défi sera moins de trouver une voiture rapide que de trouver des week-ends. Et si Max finit par aligner Nürburgring, Spa, Daytona et Le Mans, il faudra peut-être ajouter une nouvelle case au planning : celle où il dort.
🚨 MAX VERSTAPPEN QUIERE HACER HISTORIA
🎯 "Mi objetivo es hacer TODAS las carreras 24h"
💯 "Daytona, Nurburgring, Spa y, por supuesto, la más grande: Le Mans"
📰 @Motorsport pic.twitter.com/fl8SmdoKLu
— Nachez (@Nachez98) October 19, 2026




