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Publié le 17 octobre 2026 • 00:00 par Oléna Champlain

F1 – Le loup entre dans la bergerie Haas : Câmara menace-t-il le rêve Ferrari de Bearman ?

 Oliver Bearman peut-il remplacer Lewis Hamilton chez Ferrari en 2028 ? L’arrivée de Rafael Câmara chez Haas pourrait peser dans la décision.

Oliver Bearman chez Ferrari en 2028, à la place de Lewis Hamilton ? L’idée circule, mais elle est loin d’être une annonce. L’arrivée de Rafael Câmara chez Haas relance plutôt une question : si Bearman veut rejoindre Maranello, devra-t-il convaincre Ferrari au volant de la Haas — et face à un nouvel équipier qui appartient, lui aussi, à la filière de la Scuderia ? Pour l’instant, le baquet Ferrari reste occupé et aucun contrat 2028 de Bearman n’a été confirmé.

Bearman rêve en rouge Ferrari

La rumeur s’appuie sur une échéance concrète : Lewis Hamilton est assuré de rester chez Ferrari en 2027, mais la durée exacte de son engagement au-delà de cette saison n’est pas publiquement clarifiée. Le site officiel de la Formule 1 rappelle que l’accord du septuple champion a été annoncé comme « pluriannuel » et que des informations suggèrent un contrat courant jusqu’à la fin de 2027. Cela ouvre la porte aux spéculations pour 2028, mais ne signifie pas que Ferrari a décidé de remplacer Hamilton.

Bearman, lui, est lié à Ferrari par son parcours dans la Driver Academy et par son passage chez Haas. Selon les informations relayées par AutoRacer, le Britannique pourrait être candidat à la place d’Hamilton en 2028 ; s’il ne recevait pas de proposition de titulaire chez Ferrari, il pourrait alors envisager une autre équipe. C’est une hypothèse de marché, pas une décision officielle de Maranello. Et la nuance est capitale : être dans l’orbite Ferrari ne garantit pas une place dans le cockpit rouge.

Le nouveau contexte chez Haas rend la prochaine saison particulièrement importante pour lui. Rafael Câmara débarquera en 2027, avec un contrat pluriannuel et le statut de jeune pilote soutenu par Ferrari. Bearman ne sera plus le seul espoir de la filière à évoluer dans l’équipe américaine. Le Brésilien arrive avec un titre de Formule 3 et une saison de F2 très solide ; Bearman, lui, devra confirmer qu’il peut prendre les responsabilités d’un pilote de référence et continuer à progresser.

Cette rivalité n’a pas besoin d’être présentée comme une guerre annoncée. Les deux hommes n’ont pas encore parcouru un seul Grand Prix ensemble chez Haas. Mais dans une équipe qui devrait aligner deux pilotes liés à Ferrari, chaque comparaison comptera : vitesse en qualifications, régularité en course, retours techniques et capacité à faire progresser la voiture. Si un baquet se libère chez Ferrari à moyen terme, la Scuderia aura tout intérêt à regarder les performances de ses protégés de près.

Bearman sait d’ailleurs qu’attendre indéfiniment n’est pas une stratégie. Dans une interview publiée par la F1, il expliquait ne pas vouloir patienter « trois, quatre ou cinq ans » pour qu’une place se libère, au risque de gâcher ses meilleures années. Son objectif reste Ferrari, mais le jeune Britannique a aussi conscience qu’un rêve ne constitue pas un plan de carrière. Si la porte reste fermée, d’autres écuries pourraient devenir des options sérieuses.

Ferrari doit, de son côté, gérer un équilibre délicat. Hamilton est l’un des pilotes les plus titrés de l’histoire et reste sous contrat pour 2027 ; Charles Leclerc est engagé sur plusieurs années. La question n’est donc pas seulement de savoir si Bearman est assez rapide. Il faut aussi considérer le calendrier, la performance de Hamilton, les besoins de l’équipe et la disponibilité d’un baquet. À ce stade, aucun élément public ne permet d’affirmer que Ferrari a déjà choisi son pilote pour 2028.

L’arrivée de Câmara chez Haas pourrait ainsi compliquer la route de Bearman ou, au contraire, lui offrir un test grandeur nature. Une saison à battre un équipier talentueux et soutenu par la même filière serait un argument solide. Mais si Câmara s’impose d’emblée, la comparaison deviendra moins confortable. Pour Bearman, 2027 pourrait donc compter bien au-delà du classement de Haas : ce sera peut-être l’année où Ferrari décidera s’il est prêt à monter… ou s’il doit tracer sa route ailleurs.

En attendant, Hamilton n’a pas perdu son siège, Bearman n’a pas signé chez Ferrari et Câmara n’a pas encore disputé un tour de course en F1. Le scénario est séduisant, mais il reste un scénario. La question est plutôt celle-ci : Ferrari offrira-t-elle réellement à Bearman une place en 2028, ou le laissera-t-elle choisir son avenir après avoir fait ses preuves chez Haas ?

 

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