pub

HORNER

Les rumeurs entourant un possible retour de Christian Horner en Formule 1 prennent une tournure de plus en plus explosive. Depuis son départ de Red Bull, l’ancien patron de l’écurie autrichienne n’a jamais quitté les coulisses du paddock. À 52 ans, le Britannique apparaît plus déterminé que jamais à revenir aux affaires, dans un contexte où chaque mouvement pourrait rebattre les cartes du pouvoir en F1.

HORNER

Retour de Christian Horner : Alpine freine, Mercedes observe, Aston Martin terrain miné

Derrière les discussions de façade, un nom revient avec insistance : Toto Wolff. Rival historique de Christian Horner lors des années de domination Red Bull–Mercedes, le patron de l’écurie allemande serait aujourd’hui l’un des éléments clés  voire le verrou du futur du Britannique. Car en Formule 1, les vieilles rancunes ne disparaissent jamais vraiment.

Selon Sport1, Alpine ne compte pas se précipiter. Malgré des échanges exploratoires avec Christian Horner, l’écurie française aurait choisi de repousser toute décision au moins jusqu’en septembre. Un délai qui en dit long.

À l’aube de son passage au statut d’équipe cliente Mercedes, Alpine joue gros. Installer à sa tête un dirigeant dont la relation avec Toto Wolff a été marquée par des années de confrontations publiques, de tensions politiques et de coups bas médiatiques serait perçu comme un risque inutile. Dans les cercles dirigeants, la question n’est pas tant de savoir si Horner est compétent, son palmarès parle pour lui, mais s’il est compatible avec la nouvelle réalité stratégique d’Alpine.

Froisser Mercedes avant même le début du partenariat serait un pari dangereux, surtout dans une F1 où la stabilité politique compte parfois autant que la performance en piste.

Aston Martin réapparaît également dans l’équation, mais le dossier y est encore plus explosif. L’obstacle principal porte un nom : Adrian Newey. Désormais directeur technique et actionnaire de l’écurie britannique, le légendaire ingénieur n’accueillerait pas favorablement un retour de son ancien supérieur hiérarchique.

Si Horner et Newey ont écrit ensemble certaines des pages les plus glorieuses de l’histoire récente de la F1, plusieurs sources évoquent aujourd’hui une volonté claire de Newey de préserver son autonomie et son poids décisionnel. L’arrivée de Horner pourrait être perçue comme une remise en cause directe de l’équilibre interne actuel.

À cela s’ajoute un autre enjeu majeur : Max Verstappen. Aston Martin rêverait toujours d’attirer le champion du monde, et certains craignent qu’un rapprochement avec Horner ne brouille ce scénario, tant les liens entre Verstappen et la direction actuelle de Red Bull restent étroits.

Mais l’ambition de Christian Horner ne se limiterait pas à un simple poste de direction. Selon Sport1, le Britannique viserait également une participation au capital de sa future écurie. Une démarche révélatrice d’un changement d’époque : Horner ne veut plus seulement diriger, il veut peser.

Dans cette stratégie, Otro Capital jouerait un rôle central. La société américaine, entrée au capital d’Alpine en 2023, pourrait accompagner Horner dans un investissement du côté d’Aston Martin. Ironie notable : Otro Capital serait parallèlement en discussions avec Alpine pour une possible cession de ses parts.

Un scénario hybride prend forme : Horner pourrait racheter la participation d’Otro Capital chez Alpine, tout en investissant avec ce même fonds dans Aston Martin. Une position inédite, à la frontière de deux projets concurrents, qui renforcerait considérablement son influence politique dans le paddock

L’entrée d’Otro Capital chez Alpine, soutenue par des figures comme Ryan Reynolds ou Patrick Mahomes, a déjà transformé la dimension commerciale de l’écurie française. L’ajout de Horner à cet échiquier ferait passer le projet dans une autre dimension, à la fois sportive, médiatique et politique.

Mais pour l’heure, rien n’est acté. Alpine temporise, Aston Martin hésite, Mercedes observe. Et au centre du jeu, Christian Horner avance ses pions, conscient qu’en Formule 1, le pouvoir ne se reprend jamais frontalement, mais toujours par les marges.

Une chose est certaine : si Christian Horner revient en Formule 1, ce sera avec un projet, des leviers financiers et une influence bien plus large qu’auparavant.

HORNER

Tous les articles sur les Teams : Alpine, Aston Martin, Mercedes