Le nom de Charles Leclerc reste aujourd’hui indissociable de celui de Jules Bianchi. Plus qu’un simple mentor, le Français a laissé une trace indélébile dans la vie du Monégasque. Et des années après le drame de Grand Prix du Japon 2014, l’émotion reste intacte.
Leclerc : derrière le pilote Ferrari, une histoire intime qui ne s’efface pas
Dans un témoignage rare, Leclerc replonge dans ses souvenirs, entre douleur et reconnaissance. Car si la disparition de Bianchi a marqué un tournant, elle n’a jamais brisé sa trajectoire.
« C’était extrêmement difficile… mais arrêter n’a jamais été une option, confie-t-il. “La course, c’est ce qui me fait vivre. »
Une tragédie, un déclic
Ce week-end noir à Suzuka, sous une pluie battante, a changé le regard de tout un paddock. Mais pour Leclerc, l’impact est encore plus intime. À l’époque, il est lui-même en compétition, tenu à distance de la réalité pour pouvoir courir.
«Je ne comprenais pas ce qui s’était passé. On ne m’avait pas tout dit. Puis j’ai appris… et le choc a été immense. »
Un moment suspendu, presque irréel, qui aurait pu tout remettre en question. Mais chez lui, la passion a pris le dessus.
Le fil rouge Ferrari
Le destin, lui, a suivi une trajectoire troublante. Bianchi, membre précoce de la Ferrari Driver Academy, était promis à la Scuderia. Quelques années plus tard, Leclerc emprunte cette même voie… jusqu’à devenir l’un des visages forts de la Scuderia Ferrari.
Un passage de témoin invisible, mais puissant. En 2024, lors de sa victoire à Monaco, l’émotion avait d’ailleurs débordé. Plus qu’un succès, c’était un hommage.
Les mercredis en kart, loin de la F1
Mais au-delà des podiums et des trophées, ce sont les images d’enfance qui dominent.
«Jules venait avec un kart plus petit pour rouler avec moi… j’étais beaucoup plus jeune. C’étaient mes plus beaux souvenirs. »
Des mercredis passés sur la piste, à apprendre sans le savoir, à grandir dans l’ombre d’un modèle.
«Je roulais avec des pilotes plus âgés… et surtout avec lui. Il était incroyable. »
C’est là, dans ces moments simples, que tout s’est construit.
Une absence toujours présente
Leclerc ne parle pas seulement d’un pilote disparu. Il parle d’un pilier, d’un repère, d’un moteur invisible.
«C’est ce qui me rendait heureux. Alors continuer… ça n’a jamais été une question. »
Dans chaque virage, chaque victoire, une part de Jules Bianchi continue d’exister.









