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Lewis Hamilton

Lewis Hamilton a bâti sa légende sur la vitesse, le talent brut et un sang-froid hors norme. Mais à bientôt 41 ans, le combat a changé de nature. Plus discret, plus intime aussi. Ce n’est plus seulement contre les autres pilotes qu’il lutte, mais contre le temps, la raideur, l’usure invisible de vingt saisons de Formule 1.

Son arme principale n’est plus un réglage aérodynamique ou une attaque en piste. C’est la discipline. Et, paradoxalement, la douleur volontaire.

Engagé dans sa 20e saison en Formule 1, et désormais dans sa deuxième année avec Ferrari, Hamilton sait que le sport ne pardonne rien. Le moindre relâchement physique se paie cash, surtout face à une génération de pilotes de vingt ans élevés à la data et à l’hyper-préparation.

« Ça a changé, progressé, évolué », confie-t-il à Men’s Health. Ce qui était optionnel est devenu obligatoire. Ce qui pouvait être contourné est désormais planifié. Et ce qu’il déteste le plus est précisément ce qu’il refuse d’abandonner.

Fini l’insouciance des débuts. Aujourd’hui, chaque matin suit une structure immuable — sans chrono, mais avec rigueur.

« J’adore toujours courir – j’ai couru ce matin. J’ai fait une course de six à huit miles. Ensuite, bain de glace. Mais avant tout ça, les étirements sont la première chose que je fais dès que je me lève. »

Lewis Hamilton Reveals the Fitness Habits Keeping Him Sharp at 40 ...

Lewis Hamilton : « le bain de glace aide à apprendre à respirer et à surmonter les pensées d’abandon, l’envie de tout laisser tomber »

Objectif : préserver la souplesse, contrôler le poids, accélérer la récupération, un domaine qu’il reconnaît avoir longtemps négligé.

L’après-midi, quand le calendrier le permet, le travail change de nature.

« Je fais parfois une séance de HIIT, mais je ne peux pas vraiment soulever trop de poids car sinon je deviens trop lourd. Donc, c’est surtout du Pilates et du yoga. »

Ici, pas de recherche de puissance brute. Contrôle, mobilité, longévité. Et la glace comme rituel mental …

Malgré une vie ultra-remplie — mode, musique, engagement sociétal — Hamilton sait où tracer la ligne rouge. À la question de ce qu’il refuse absolument de négliger, la réponse est immédiate : « les bains de glace. »

Et il précise : « la récupération, c’est quelque chose auquel je ne me suis jamais vraiment concentré par le passé. Je faisais juste mon entraînement et je continuais ma journée. »

Aujourd’hui, c’est non négociable. « Les étirements et les bains de glace – ce sont les deux choses que je m’oblige à faire. » Le mot est fort : s’obliger. Les bains de glace ne sont pas un plaisir, mais une épreuve acceptée. Un passage obligé.

Avec l’âge, Hamilton a ajouté d’autres outils à son arsenal, plus silencieux, mais tout aussi cruciaux.

« Le yoga, les exercices de respiration… La respiration a été la plus longue à intégrer, car ça demande du temps. Ensuite, la méditation. »

Et même ici, la glace joue un rôle clé. « Le bain de glace aide à apprendre à respirer et à surmonter les pensées d’abandon, l’envie de tout laisser tomber. »

Ce n’est plus seulement une récupération physique. C’est un entraînement mental, une répétition de l’effort sous contrainte, un rappel quotidien que la performance commence dans la tête.

Dans un paddock obsédé par les chiffres, les capteurs et les millièmes, la routine d’Hamilton raconte autre chose. Une vision plus mature de la performance, où chaque étirement, chaque respiration, chaque plongée glaciale devient un gain marginal.

À presque 41 ans, au cœur de son aventure chez Ferrari, Lewis Hamilton ne cherche plus à prouver qu’il est rapide. Il cherche à rester capable de l’être. Et parfois, la victoire commence simplement par accepter de rester immobile… dans un bain de glace.

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