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Hamilton

La pole position écrasante de George Russell lors des qualifications du Grand Prix d’Australie ne fait pas seulement parler pour sa performance sportive. Elle relance aussi une polémique technique qui agite le paddock depuis plusieurs semaines. Et c’est Lewis Hamilton, désormais chez Ferrari, qui l’exprime le plus clairement.

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Hamilton soupçonne un avantage moteur après la démonstration de Russell à Melbourne

Après avoir terminé seulement septième sur la grille à près d’une seconde de la Mercedes de Russell, Lewis Hamilton n’a pas caché son inquiétude quant à l’écart de performance observé à Melbourne.

« Si cela dure quelques mois, la saison est fichue », a déclaré Hamilton.

Selon lui, la supériorité de Mercedes semble particulièrement visible dans les lignes droites, ce qui pourrait s’expliquer par un avantage lié au moteur. Une suspicion déjà évoquée durant les essais hivernaux, lorsque plusieurs équipes rivales accusaient Mercedes de dissimuler son véritable niveau de performance.

Au cœur de la controverse : le taux de compression du moteur. Certains constructeurs estiment que Mercedes aurait trouvé une manière d’optimiser ce paramètre pour générer davantage de puissance lorsque le moteur fonctionne à haute température en piste, tout en restant conforme lors des tests techniques effectués à température ambiante.

Face à ces interrogations, la FIA a finalement trouvé un compromis avec les motoristes. Le taux de compression continuera d’être mesuré à froid durant la première partie de la saison, avant l’introduction d’un second test effectué à 130 °C à partir du Grand Prix de Monaco. À partir de 2027, seul le test à chaud sera conservé.

Pour Hamilton, l’écart observé lors des qualifications australiennes reste néanmoins difficile à expliquer.

« On parlait beaucoup des taux de compression pendant les essais. Ils ont clairement fait un excellent travail avec leur moteur. »

Mais le pilote Ferrari souhaite surtout comprendre l’origine exacte de l’avantage affiché par Mercedes.

« Si c’est juste un problème de puissance, alors nous devons faire un meilleur travail. Mais si c’est lié au taux de compression, je serai déçu que la FIA ait permis cela. »

Même si cet avantage potentiel ne devait durer que quelques courses, Hamilton estime que cela pourrait suffire à creuser un écart important au championnat.

« Sur sept courses, quand on est à une seconde du leader, on perd énormément de points. »

Le Britannique a également évoqué un autre sujet sensible : la philosophie des nouvelles monoplaces 2026. Selon lui, l’accent mis sur la gestion de l’énergie électrique transforme profondément la manière de piloter.

« On entre dans le dernier virage à mi-accélération et on laisse ensuite la voiture rouler sur la ligne droite. Ce n’est pas vraiment l’esprit de la Formule 1. »

Une critique qui rejoint celles déjà formulées par plusieurs pilotes depuis le début du week-end à Melbourne.

 

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