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Max Verstappen

Le départ brutal de Christian Horner en juillet 2025 a secoué la Formule 1. Après près de vingt ans à la tête de Red Bull Racing, l’homme qui avait construit l’un des empires les plus dominants de l’ère moderne a été écarté dans un climat de tensions internes, de luttes de pouvoir et de résultats en net recul. Pourtant, au cœur de la tempête, un lien demeure intact : celui qui unit Horner à Max Verstappen.

Quadruple champion du monde, Verstappen n’a jamais caché ce qu’il devait à celui qui l’a accompagné dans sa transformation en machine à gagner. Ensemble, ils ont accumulé 14 titres mondiaux pour Red Bull — huit pilotes et six constructeurs — dont six couronnes personnelles pour le Néerlandais. Une ère dorée qui semblait indestructible.

Mais l’année écoulée a profondément fissuré l’édifice. Après la disparition de Dietrich Mateschitz, l’équilibre interne s’est fragilisé. Les tensions se sont multipliées, des accusations visant Horner ont alimenté un climat délétère, et la performance en piste s’est effondrée, Red Bull glissant jusqu’à la quatrième place du championnat. La nomination de Laurent Mekies pour reprendre les rênes a marqué un tournant radical.

Verstappen, lucide mais loyal, a reconnu les difficultés : « les choses ne se passaient pas très bien pour toute l’équipe. Il y avait un peu d’agitation… les actionnaires voulaient aussi un changement parce qu’ils n’étaient pas contents de la façon dont les choses se déroulaient. »

Mais derrière cette analyse mesurée, l’attachement personnel reste évident. « Christian a vraiment traversé des épreuves pour moi. Ce genre de choses est toujours difficile quand on se parle au téléphone. »

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Max Verstappen : « on se texte chaque week-end de course… et même en vacances »

Et la relation ne s’est pas arrêtée avec la fin du contrat. Au contraire. « On se texte chaque semaine, chaque course. Le vendredi, le samedi et le dimanche, généralement par message texte. Même en vacances. »

Un soutien constant, presque intime. « C’est plus un “je te souhaite bonne chance” et “je crois en toi” — le plus grand fan. » Ce n’est plus seulement une alliance professionnelle, c’est une fidélité assumée.

Pourtant, Verstappen ne s’accroche pas au passé. Il admet que le changement a aussi libéré quelque chose au sein de l’équipe.

Il insiste sur l’atmosphère retrouvée : « on voit des gens sourire, c’est un bel environnement, tout le monde s’entend bien, et nous avons manqué cela à un moment donné. » Et surtout, cette phrase lourde de sens : « oui, et cela est définitivement revenu. »

Red Bull semble avoir retrouvé son ADN. Moins de tensions, plus de cohésion. Une structure apaisée, prête à repartir à l’assaut du championnat.

Reste une question brûlante : la loyauté affichée par Verstappen est-elle uniquement affective, ou constitue-t-elle aussi un message subtil envoyé à la direction ? Dans un paddock F1 où les équilibres sont fragiles et les contrats jamais figés, chaque déclaration compte.

Une chose est certaine : l’histoire entre Verstappen et Horner ne s’est pas terminée en juillet. Elle s’est simplement déplacée hors des caméras. Et dans un sport où les dynasties naissent et meurent à grande vitesse, cette fidélité pourrait encore peser lourd dans les chapitres à venir.

Max Verstappen

 

 

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