La révolution technique de la Formule 1 en 2026 ne se limite pas aux châssis et aux moteurs. Elle touche aussi un élément clé de la performance : les pneus. Sous l’impulsion du nouveau règlement de la FIA, Pirelli simplifie sa gamme et abandonne officiellement le composé le plus tendre, le C6.

Des F1 plus compactes, Pirelli revoit entièrement ses pneus
Les monoplaces de 2026 marquent une rupture nette avec l’ère actuelle. Plus courtes, plus étroites et allégées d’environ 30 kg, elles imposent une refonte complète de l’enveloppe pneumatique. L’empattement recule de 20 cm et la largeur totale diminue de 10 cm, forçant Pirelli à revoir dimensions et profils.
Kris Degroot, commissaire technique permanent principal de la FIA, l’a confirmé dans une vidéo explicative : les pneus seront plus petits, tout en conservant les jantes de 18 pouces introduites en 2022.
Le changement le plus marquant concerne la hiérarchie des
composés. Le C6, pneu ultra-tendre utilisé ponctuellement sur les
circuits urbains, disparaît.
Désormais, la gamme s’étendra de C1 à C5.
« Nous avons supprimé le composé le plus mou. À partir de 2026, la gamme passe officiellement de C1 à C5 », explique Degroot de la FIA
Objectif affiché : mieux correspondre aux charges aérodynamiques et aux masses réduites des nouvelles voitures, tout en limitant la complexité stratégique.
Les chiffres illustrent l’ampleur de l’ajustement :
- Avant : jantes plus étroites de 25 mm et diamètre réduit de 15 mm
- Arrière : largeur diminuée de 30 mm et diamètre réduit de 10 mm
Ces modifications influencent directement la surface de contact, la gestion thermique et le comportement mécanique des monoplaces.
Autre nouveauté majeure : Pirelli ne sera plus fournisseur exclusif des jantes. Chaque équipe pourra choisir son propre fabricant, ouvrant la voie à des solutions spécifiques, parfois très travaillées sur le plan aérodynamique.
« Chaque jante sera différente, avec davantage d’éléments aérodynamiques et de pièces rapportées. Les équipes affineront leurs choix au fil des essais », précise Degroot.
Un défi supplémentaire pour Pirelli, qui devra adapter ses pneus à des conceptions de roues très variées, notamment sur des monoplaces comme l’Aston Martin F1 Team de Fernando Alonso.
Avec encore plusieurs séances d’essais prévues avant le Grand Prix d’Australie, la FIA et Pirelli se veulent confiantes. L’objectif est clair : arriver à Melbourne avec une compréhension complète du comportement des nouveaux pneus dans cet environnement technique inédit.
































