Réunie en urgence le 22 janvier avec les motoristes, la FIA a tranché : pas d’action immédiate sur le moteur Mercedes 2026 : une décision qui fait monter la tension entre constructeurs.

La FIA maintient le cap malgré la contestation
Face à la montée des critiques visant le moteur Mercedes pour 2026, la FIA a convoqué le 22 janvier une réunion technique avec la Formule 1 et l’ensemble des motoristes concernés. Objectif : examiner les soupçons liés à certaines interprétations du règlement moteur, notamment autour du taux de compression et de la gestion thermique.
À l’issue de cette réunion, la position de l’instance dirigeante est restée inchangée :
« Aucune infraction réglementaire n’a été identifiée à ce stade », a confirmé la FIA, écartant toute directive technique ou modification immédiate du règlement.
Un choix assumé par la FIA, motivé par les contraintes industrielles lourdes qu’impliquerait une réécriture des règles à quelques semaines des essais.
Cette décision n’a pas convaincu tous les acteurs. Audi s’est montré particulièrement ferme, refusant l’idée qu’un avantage puisse s’installer sans clarification préalable. Le constructeur allemand réclame une lecture plus stricte du texte avant l’entrée en piste des nouvelles unités de puissance.
Même inquiétude chez Ferrari et Honda, qui estiment que certaines solutions techniques pourraient créer un déséquilibre durable dès le début de saison. En interne, plusieurs motoristes n’excluent plus une protestation officielle après le Grand Prix de Melbourne si la situation venait à perdurer.
De leur côté, Mercedes et Red Bull Powertrains-Ford contestent toute polémique. Les deux entités rappellent à la FIA que leurs choix techniques ont été validés dans le cadre du règlement en vigueur.
« Tous les motoristes exploitent les limites du texte. L’innovation fait partie de l’ADN de la Formule 1 », résume un responsable technique
En refusant d’intervenir après la réunion du 22 janvier, la FIA privilégie la stabilité réglementaire, mais laisse planer le risque d’un avantage technique controversé dès les premières courses. À un an de la révolution moteur, la bataille politique est déjà lancée.
































