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Ralf Schumacher

L’ancien pilote allemand juge déplacées les insinuations de Maranello sur les moteurs 2026 et rappelle les zones grises du passé… tout en égratignant Briatore.

Ralf Schumacher

 Schumacher : une polémique autour du moteur qui refuse de s’éteindre

Le dossier explosif des moteurs de Formule 1 version 2026 continue d’agiter le paddock. En cause : des soupçons persistants autour des taux de compression utilisés par Mercedes et, dans une moindre mesure, par Red Bull Ford lorsque les moteurs sont en conditions réelles de fonctionnement.

Lors de la présentation de la Ferrari SF-26, Enrico Gualtieri, directeur moteur de la Scuderia, avait laissé entendre que Maranello suivait de très près les décisions à venir de la FIA sur ce sujet sensible. Des propos qui ont rapidement alimenté la rumeur d’une possible réclamation officielle dès le Grand Prix d’Australie

Invité de l’émission Backstage Boxengasse sur Sky Allemagne, Ralf Schumacher n’a pas mâché ses mots. L’ancien pilote de F1 a clairement ciblé Ferrari, estimant que la Scuderia n’était pas la mieux placée pour donner des leçons.

« Ferrari, de toutes les équipes, devrait vraiment se taire », a-t-il lâché sans détour.

Schumacher a rappelé les souvenirs encore brûlants de la controverse de 2019 autour du moteur Ferrari, lorsque plusieurs rivaux soupçonnaient la Scuderia de contourner les limites de débit de carburant. Un épisode qui s’était conclu par des directives techniques de la FIA et un accord confidentiel, sans condamnation formelle.

Plutôt que de pointer Mercedes du doigt, Schumacher a défendu la philosophie de l’innovation, qu’il considère comme l’essence même de la F1 moderne.

Selon Ralf Schumacher, exploiter une zone grise du règlement n’est ni immoral ni exceptionnel :

« Si une règle permet une interprétation et que quelqu’un est assez intelligent pour en tirer avantage, alors c’est le jeu. »

Il a même salué le courage des ingénieurs allemands, conscients des risques techniques, financiers et politiques que représente un tel pari.

Schumacher a rappelé que la FIA avait déjà validé le concept après discussions avec les motoristes, même si une nouvelle réunion est prévue début février pour poursuivre les échanges.

Initialement, Red Bull Ford avait nié être concernée, malgré de nombreux recrutements en provenance de Mercedes. Mais la réunion du 22 janvier a confirmé que le motoriste anglo-américain était lui aussi dans le viseur des débats.

Une situation qui ferait plutôt sourire Alpine, désormais cliente des moteurs Mercedes.

« Chez Alpine, ils doivent être ravis. Ils ont enfin un moteur qui marche », a ironisé Schumacher, évoquant les déficits chroniques de puissance du passé.

L’ancien pilote ne s’est pas arrêté là. Flavio Briatore a également eu droit à une pique, Schumacher se souvenant d’une promesse publique faite par l’Italien concernant les résultats d’Alpine cette saison.

« On verra s’il faudra lui rappeler ce qu’il a dit », a-t-il glissé, amusé.

Pour Schumacher, la conclusion est sans appel. Ferrari ferait mieux de se concentrer sur son propre travail plutôt que de surveiller les trouvailles des autres.

« Qu’ils se taisent et qu’ils travaillent. Ils auraient très bien pu avoir cette idée eux-mêmes. »

 

Schumacher

 

 

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