pub

FIA

Red Bull, l’écurie qui protestait plus vite que sa voiture ? La FIA contre-attaque après une saison 2025 sous haute tension … L’an dernier, Red Bull Racing n’a pas seulement fait parler d’elle pour ses performances en piste. L’écurie de Milton Keynes s’est surtout illustrée par une stratégie agressive hors circuit : protestations à répétition, lettres incendiaires à la FIA, soupçons publics sur ses rivaux. À tel point que la Formule 1 a fini par dire stop.

Troisième du championnat des constructeurs, le team Red Bull a été porté presque à bout de bras par Max Verstappen, auteur de 225 points à lui seul. Insuffisant toutefois pour empêcher Lando Norris de décrocher le titre. En parallèle, la saison a tourné au feuilleton interne : départs fracassants, tensions en coulisses, et une image écornée dans le paddock.

Tout au long de l’année, Red Bull a multiplié les recours officiels auprès de la FIA, ciblant principalement McLaren et Mercedes. Le point culminant reste le GP du Canada : Red Bull y a accusé George Russell de freinage dangereux sous Safety Car. Verdict après cinq heures d’attente : aucune infraction.

La réaction est cinglante. Toto Wolff a évoqué une protestation « gênante », laissant même entendre que Verstappen lui-même n’y croyait pas. Dans les tribunes comme sur les réseaux, les fans explosent… mais contre la FIA.

La FIA a pris une décision qui risque de grandement énerver les écuries

La FIA fait sortir le carnet de chèques

Excédée par ces procédures jugées futiles ou tactiques, la FIA décide d’agir. Sous l’impulsion de Stefano Domenicali et de Nikolas Tombazis, le message est clair : protester coûtera désormais cher.

Frais de protestation fortement augmentés, expertise technique d’un concurrent : 20 000 € par demande au lieu de 2 000 … Objectif affiché : décourager les plaintes abusives et forcer les équipes à réfléchir à deux fois avant de dégainer un recours.

Dans le paddock, beaucoup y voient une mesure anti-Red Bull, tant l’équipe autrichienne semblait obsédée par les zones grises du règlement… parfois plus que par l’évolution de sa propre monoplace.

Tout avait commencé dès les premières courses, lorsque Red Bull soupçonnait McLaren de refroidir excessivement ses pneus arrière, images thermiques à l’appui. Puis vinrent les accusations sur la flexibilité de l’aileron avant, menant à une clarification du règlement… en Espagne.

Dernier épisode : une lettre virulente envoyée à la FIA au sujet du système de refroidissement McLaren. Résultat ? Pas de sanction, mais un changement de formulation du règlement pour éliminer toute ambiguïté. Suffisant pour alimenter la méfiance de l’instance dirigeante : Red Bull semblait désormais plus concentrée sur les voitures adverses que sur la sienne.

Si la protestation fait partie de l’ADN de la F1, la saison 2025 pose une question dérangeante : Red Bull a-t-elle franchi la limite entre stratégie et harcèlement réglementaire ?

La réponse de la FIA pour 2026 ressemble en tout cas à un avertissement clair : le règlement n’est plus un terrain de guérilla juridique à bas coût.

FIA

 

Tous les articles sur les Pilotes : Max Verstappen

Tous les articles sur les Teams : Red Bull