À l’aube de la saison 2026, Toto Wolff a perdu patience. Face aux soupçons visant le nouveau groupe motopropulseur Mercedes, le patron de l’écurie allemande a répondu sans détour, renvoyant ses rivaux à leurs propres doutes et à leurs propres responsabilités.

Accusations techniques et ligne rouge franchie selon Toto Wolff
Le cœur de la polémique porte sur l’évolution du taux de compression des moteurs, abaissé cette année de 18:1 à 16:1. Certains motoristes concurrents soupçonnent Mercedes-AMG Petronas F1 Team d’avoir trouvé un moyen d’exploiter cette limite de façon plus favorable en conditions de course, grâce à des paramètres difficiles à vérifier hors piste.
Des réunions ont été organisées, des lettres envoyées, des interrogations soulevées. Mais pour Wolff, la ligne a été franchie.
« Je ne comprends pas pourquoi certaines équipes passent plus de temps à regarder les autres plutôt qu’à se concentrer sur elles-mêmes », a-t-il lancé aux médias.
Le dirigeant autrichien insiste : Mercedes a travaillé en totale transparence avec la Fédération Internationale de l’Automobile, et les échanges ont été constants tout au long du développement du moteur.
« La communication avec la FIA a été très positive. Le règlement est clair, les procédures de contrôle sont claires, ici comme en dehors de la F1. »
Un message appuyé par les chiffres : à Barcelone, Mercedes a enchaîné près de 500 tours en trois jours le total le plus élevé du plateau renforçant son statut de favori à l’approche des essais de Bahreïn.
Agacé par ce qu’il décrit comme une stratégie de diversion, Wolff a ciblé frontalement ses opposants.
« Ressaisissez-vous. Ils organisent des réunions secrètes, envoient des lettres secrètes et inventent des méthodes de test qui n’existent pas. »
Pour Wolff, ces manœuvres relèvent davantage de la recherche d’excuses que d’un véritable débat technique.
« Peut-être cherchez-vous des justifications avant même d’avoir commencé. Ce n’est pas notre manière de faire. »
Interrogé une dernière fois sur la légalité du moteur, Wolff n’a laissé aucune place au doute.
« Le groupe motopropulseur est conforme. Il respecte le règlement, les méthodes de contrôle et ce qu’a validé la FIA, y compris son président. »
Le message est limpide : Mercedes avance sereinement, convaincue de la solidité de son travail, et prête à laisser la piste trancher. Si bataille il doit y avoir, Wolff préfère qu’elle se joue au chrono pas dans les couloirs.
































