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Sergio Perez s’est confié sur les coulisses de son passage chez Red Bull Racing, révélant l’intensité de la pression mentale à laquelle il a été confronté, jusqu’au recours à un psychologue facturé 8000 euros de l’heure.

Sergio Perez

Sergio Perez : une aide psychologique imposée dès ses débuts chez Red Bull

Arrivé chez Red Bull en 2021 pour stabiliser le poste de second pilote aux côtés de Max Verstappen, Sergio Perez a rapidement été confronté à des attentes élevées. Après des débuts jugés insuffisants par le management, l’idée d’un accompagnement psychologique lui est proposée.

« Dès les premières courses où les résultats n’étaient pas là, on m’a dit que j’avais besoin d’un psychologue », explique le Mexicain dans le podcast Cracks. Ouvert à cette démarche, Perez accepte le contact avec un spécialiste britannique. Une première prise de contact téléphonique donnera lieu à une facture inattendue de 8000 euros, avant même la tenue d’une séance.

Selon le pilote, la facture n’a finalement pas été réglée par l’équipe, mais directement par Helmut Marko. « C’était 8000 euros pour un simple appel », raconte Perez, précisant que la collaboration avec le psychologue se poursuivra ensuite pendant près de trois ans.

Malgré une amélioration progressive des résultats, le Mexicain estime que les difficultés rencontrées ne pouvaient pas être uniquement d’ordre mental. « Quand tu pilotes une voiture imprévisible, un psychologue ne peut rien y faire », affirme-t-il, évoquant un manque de confiance lié au comportement de la monoplace.

Perez souligne également que la philosophie de l’équipe lui avait été clairement exposée dès son arrivée. « Christian Horner m’a dit dès le début que le projet était construit pour Max », explique-t-il, disant avoir accepté ce rôle en connaissance de cause, avec pour mission principale de soutenir le développement et la stratégie de l’équipe.

Les saisons suivantes confirment toutefois la complexité de la situation. En 2022 et 2023, le Mexicain estime avoir été compétitif lorsque la voiture correspondait à son style de pilotage, avant de rencontrer de nouvelles difficultés à la suite des évolutions techniques privilégiant une direction plus marquée en faveur de Verstappen.

« À partir du moment où je ne savais plus ce que la voiture allait faire dans le virage, la confiance disparaissait », confie Sergio Perez, décrivant un enchaînement de pertes de performance et d’accidents, dans un climat où la responsabilité semblait systématiquement retomber sur le pilote.

Pérez évoque enfin ses échanges de fin de collaboration avec Christian Horner, affirmant avoir mis en garde sur l’usure rapide des pilotes appelés à seconder Verstappen. Désormais engagé avec Cadillac F1, le Mexicain porte un regard plus distancié sur cette période, qu’il considère comme révélatrice des exigences mentales et techniques du rôle de numéro deux chez Red Bull.

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