Max Verstappen a signé la pole de la course sprint à Singapour. Mais quelques minutes après la séance, la FIA a convoqué le pilote Red Bull chez les commissaires : il lui est reproché d’avoir dépassé Lewis Hamilton sous drapeau jaune en SQ1. L’audition est prévue à 22 h 15, heure locale. La pole est donc en danger, même si aucune pénalité n’a encore été prononcée. Russell, lui, partira bien deuxième du sprint. Pour le Grand Prix de dimanche, en revanche, il s’élancera du fond de grille. Singapour a le chic pour compliquer les choses jusque dans les derniers instants.

FIA : Verstappen doit s’expliquer…
Verstappen a réalisé le meilleur temps en 1’31’’156, avec 0’’120 d’avance sur Russell et 0’’243 sur Charles Leclerc. Un résultat qui confirme le regain de forme de Red Bull après sa victoire en Malaisie. Le Néerlandais pouvait savourer sa première place ; il doit désormais attendre la décision des commissaires. La convocation ne signifie pas qu’il sera pénalisé, mais l’incident pourrait lui coûter la pole sprint. Pour une séance qui semblait enfin tourner en faveur de Red Bull, le suspense a donc repris ses droits au moment de rentrer au garage.
Russell deuxième samedi, dernier dimanche
Russell a signé une belle deuxième place pour le sprint, malgré un week-end qui avait commencé avec une pénalité moteur annoncée. La FIA lui a infligé 40 places de pénalité pour le Grand Prix après le remplacement de plusieurs éléments de son unité de puissance : un cinquième moteur, un cinquième turbo, un cinquième échappement et un quatrième MGU-K. Le règlement prévoit dix places par élément supplémentaire. Cette sanction concerne la course de dimanche, pas la grille du sprint : Russell conservera donc sa place en première ligne samedi.
La nuance compte. Deuxième derrière Verstappen pour le sprint, le Britannique peut encore viser un bon résultat et engranger des points. Le lendemain, il devra remonter depuis l’arrière sur un circuit où dépasser relève rarement de la promenade. Il avait pourtant terminé en tête de l’unique séance d’essais libres, devant Leclerc et Lando Norris. La journée lui offre ainsi deux images contradictoires : la Mercedes la plus rapide en essais, puis une deuxième place en sprint, avant le départ du Grand Prix depuis le fond de grille. Le week-end de Russell a déjà son résumé : rapide quand le chrono parle, pénalisé quand le règlement s’en mêle.
Une séance agitée jusque dans les chronos
Avant les qualifications sprint, Russell avait signé 1’32’’274, avec 0’’198 d’avance sur Leclerc. Norris était troisième, Hamilton quatrième, Piastri cinquième et Verstappen sixième. Le Néerlandais avait toutefois réalisé le meilleur temps parmi les pilotes en pneus mediums, tandis que les premiers avaient utilisé les tendres. Un indice encourageant pour Red Bull, sans constituer une garantie : les conditions de l’essai, disputé en journée, étaient bien différentes de celles de la séance nocturne.
Le programme a aussi été perturbé par l’accident de Sergio Pérez, qui a provoqué un drapeau rouge en SQ1. Puis un problème de chronométrage a retardé la SQ2, certains temps n’ayant pas été enregistrés correctement. Les pilotes ont dû patienter avant de reprendre la piste ; les équipes, elles, ont dû vérifier que la hiérarchie affichée était fiable. Dans ce décor, le dépassement reproché à Verstappen sous drapeau jaune est devenu l’autre dossier brûlant de la séance. La pole est affichée à son nom, mais la FIA doit encore trancher.
Isack Hadjar a lui aussi perdu du terrain après une décision des commissaires. Son temps a été annulé pour limites de piste et le pilote Red Bull a été relégué à la neuvième place. Quelques centimètres de trop ont suffi à lui faire perdre une position, dans un classement où les écarts entre les voitures restent importants mais où la moindre erreur peut coûter cher. L’écurie se retrouve donc avec Verstappen sous enquête et Hadjar repoussé derrière Lawson : la soirée est moins paisible dans le garage Red Bull que ne le suggère la pole affichée sur les écrans.
Fernando Alonso, lui, a terminé 14e des essais libres, avant d’être éliminé en SQ2 à la 15e place. L’Espagnol avait franchi le premier couperet, mais son Aston Martin n’a pas trouvé le rythme nécessaire pour atteindre le dernier segment. Le résultat laisse peu de marge à l’équipe avant le sprint. À Marina Bay, Alonso devra compter sur une course propre et sur les occasions que peuvent provoquer les incidents, nombreux lors d’une séance déjà marquée par l’accident de Pérez, les problèmes de chronométrage et les sanctions sur les temps.
La question immédiate est maintenant celle de Verstappen : conservera-t-il sa pole sprint après son passage devant les commissaires ? Russell, lui, sait déjà qu’il partira deuxième samedi et dernier dimanche. Deux situations bien différentes, réunies par une même journée singapourienne où les chronos ne racontent jamais toute l’histoire.

🚨 Llaman a declarar a Max Verstappen para justificar su adelantamiento a Lewis Hamilton con bandera amarilla
Podría perder la minipole si hay sanción.#F1 #SingaporeGP 🇸🇬 pic.twitter.com/sWVmhuZ64x
— Fórmula Directa (@FormulaDirecta) October 9, 2026
🚨 ATTENTION: Max Verstappen passed Lewis Hamilton during a yellow flag 👀 pic.twitter.com/DTaMsYMqqn
— Everything Formula (@evrythngformu1a) October 9, 2026








