À Sakhir, Aston Martin espérait entamer une montée en puissance méthodique avec sa nouvelle AMR26. Après une présentation très médiatisée à l’Ithra de Dhahran, place au concret : comprendre la voiture, accumuler du kilométrage, valider les corrélations.

Un départ prometteur… puis rideau pour l’Aston Martin
Le matin, Lance Stroll a déroulé un programme classique d’essais : relais courts et moyens, vérifications aérodynamiques, ajustements mécaniques. Trente-trois tours au compteur, un chrono anecdotique en 1’39’’883 l’objectif n’était clairement pas la performance pure, mais la lecture des données. L’AMR26 d’Aston Martin semblait suivre son plan de vol. Jusqu’à ce que tout s’arrête.
En début d’après-midi, la séance bascule pour Aston Martin Trois tours supplémentaires, puis retour définitif au garage. Les ingénieurs détectent une anomalie dans les paramètres du groupe propulseur Honda. Rien de spectaculaire visuellement, mais suffisamment sérieux pour couper court au roulage.
Dans un contexte de préparation hivernale, la fiabilité prime sur le nombre de tours. Chaque donnée suspecte est disséquée. Mais le constat reste brutal : 36 tours au total, c’est maigre pour une monoplace encore en phase d’apprentissage.
Stroll a relativisé : « C’était ma première vraie prise en main de l’AMR26. Nous avons pu suivre notre programme le matin. L’après-midi a été plus limité à cause d’une anomalie détectée dans les données moteur. »
Lucide, le Canadien a admis que la voiture est encore loin de son potentiel cible.
Le relais passe désormais à Fernando Alonso. L’Espagnol devra non seulement poursuivre la mise au point, mais surtout vérifier que l’alerte appartient déjà au passé.
Dans une grille 2026 ultra-compétitive, perdre du roulage dès les premières heures n’est jamais anodin. Les essais ne sacrent pas un champion, mais ils révèlent souvent les failles.
Pour Aston Martin, le message est clair : le potentiel est là… à condition que le bloc Honda suive.
































