La première journée des tests hivernaux à Bahreïn a
livré un message clair : Mercedes est arrivée prête, McLaren avance
sans bruit… tandis que Red Bull, Ferrari, Aston Martin et Cadillac
ont vécu une journée bien plus agitée entre soucis techniques,
sorties et programmes perturbés.
En fin de séance, la FIA a même testé une nouvelle
procédure de départ, signe que les nouvelles unités de puissance
2026 continuent de poser des défis en piste.

Tests : Mercedes : lancement propre et chrono en poche
George Russell a signé le meilleur temps (1:33.459) après une journée de tests particulièrement solide pour l’écurie allemande. Kimi Antonelli a ouvert le bal le matin avec 69 tours, avant que Russell ne complète 78 boucles dans l’après-midi, soit 147 tours cumulés sans incident majeur.
L’objectif était clair lors ce cette première journée de tests : valider les nouvelles évolutions de la W17 et engranger un maximum de données avant Melbourne. Mission réussie, avec une voiture restée dans une fenêtre de performance stable malgré les variations de température de la piste.
Antonelli s’est montré satisfait d’un début « positif et efficace », soulignant que l’équipe a pu tester l’ensemble de son programme sans gros contretemps, tout en admettant qu’il reste encore beaucoup de travail face à des concurrents jugés solides.
Russell, lui, insiste sur l’importance de chaque tour avec seulement trois jours d’essais restants. Après une première session hivernale marquée par quelques soucis de fiabilité, Mercedes semble cette fois avoir repris la main, en se concentrant sur l’évaluation des nouveautés sans mauvaise surprise.
Du côté du muret, Andrew Shovlin confirme une journée encourageante : les nouvelles pièces fonctionnent comme prévu, la dégradation des pneus reste sous contrôle et la voiture s’est montrée globalement fiable un signal clé à ce stade de la préparation.
McLaren : productivité maximale et zéro drame..
McLaren a bouclé 124 tours lors de premier jet de tests, avec une approche méthodique : comprendre la MCL40 dans toutes les conditions possibles.
Lando Norris a roulé le matin (54 tours) en enchaînant les runs courts et longs, différents modes moteur et plusieurs composés Pirelli (C1 à C3). Des conditions plus fraîches et un vent changeant ont permis d’analyser le comportement de la voiture dans des scénarios variés.
Oscar Piastri a pris le relais l’après-midi avec 70 tours, dans une piste plus chaude, multipliant les essais aérodynamiques et les configurations avec différents pneus, dont le C4. Résultat : une journée propre, riche en données et sans incident majeur.
Norris évoque une voiture de plus en plus compréhensible, même si beaucoup d’éléments restent à décoder. Piastri parle d’une journée « productive et solide », avec un ressenti en nette amélioration tour après tour.
Le directeur technique performance, Mark Temple, résume la philosophie : extraire un maximum d’informations de la MCL40, comprendre son fonctionnement selon les conditions et continuer à débloquer du potentiel côté châssis comme moteur.
Red Bull : encore des réglages… et du travail
La journée a été plus compliquée pour Red Bull, freinée dès le matin par une perte de pression dans un circuit de refroidissement, réduisant fortement le kilométrage initial.
Isack Hadjar explique que l’équipe a dû rattraper le temps perdu avec un programme très chargé l’après-midi. Malgré tout, le Français se montre plus à l’aise qu’une semaine auparavant et estime avoir une meilleure lecture de l’équilibre de la RB22. Il retient notamment les essais de départs arrêtés, qu’il a jugés utiles, tout en reconnaissant qu’il reste « beaucoup de choses à améliorer ». Un message lucide avant l’arrivée de Max Verstappen au volant le lendemain, censé accélérer la phase d’apprentissage.
Ferrari : beaucoup de tours lors de ce jour de tests, une alerte mineure, mais cap maintenu
Ferrari a signé un départ studieux pour ce
dernier test hivernal avec 117 tours et 633 km parcourus par la
SF-26.
Charles Leclerc a roulé toute la matinée (70
tours) dans un programme entièrement orienté vers l’acquisition de
données, l’évaluation de différentes solutions techniques et la
compréhension du comportement de la voiture sur plusieurs longueurs
de relais, exclusivement en pneus C3. Meilleur chrono :
1:33.739.
L’après-midi, la monoplace a été adaptée pour Lewis Hamilton, qui a poursuivi le même programme de réglages et de runs longs, toujours en C3. Une légère anomalie détectée à mi-session a contraint l’équipe à rappeler la voiture au stand pour des vérifications complètes, avant un retour en piste dans la dernière heure. Le Britannique a bouclé 47 tours (meilleur temps : 1:34.299).
Leclerc reste prudent : le programme s’est déroulé sans souci majeur mais la performance brute reste difficile à lire. Hamilton évoque une journée solide, marquée par des progrès par rapport à la semaine précédente, tout en soulignant que l’équilibre de la voiture est encore en cours d’optimisation.
Alpine : apprentissage continu de la nouvelle A526
Chez Alpine, l’objectif est clair : comprendre
en profondeur la A526 sous les nouvelles règles. Pierre
Gasly a repris le volant le matin pour appliquer les
enseignements de la première semaine d’essais. Il insiste sur la
difficulté des sessions matinales à Bahreïn, entre chaleur, faible
grip et conditions piégeuses, mais se montre satisfait des progrès
constants. La direction sportive souligne que la première semaine
était surtout dédiée à la découverte des nouveaux systèmes, tandis
que cette seconde phase se concentre davantage sur l’orientation
des réglages et le ressenti des pilotes dans des conditions plus
représentatives de la course.
Au total, 121 tours ont été complétés, répartis entre les
pilotes.
Haas : journée utile malgré une interruption technique
Haas a lancé la journée de tests dès
l’ouverture avec Esteban Ocon au volant, auteur de
65 tours le matin en travaillant sur les réglages de base avec les
pneus C2 et C3.
L’après-midi, Ollie Bearman a vu son programme
perturbé par un souci électrique touchant certains capteurs,
réduisant son roulage avant un retour en piste en fin de session
sous les projecteurs. Malgré ce contretemps, l’équipe estime avoir
énormément appris sur la voiture, notamment sur la gestion
énergétique, la drivabilité et la direction de développement à
suivre pour améliorer la VF-26.
Journée frustrante pour Aston Martin.
Fernando Alonso n’a pu effectuer que 28 tours le matin, sa session étant écourtée par un problème lié à l’unité de puissance. Lance Stroll a ensuite pris le relais avec 26 tours, axés principalement sur la compréhension du moteur et de son exploitation.
Avec seulement 54 tours au compteur, l’équipe reconnaît manquer cruellement de kilométrage, priorité absolue pour les deux derniers jours d’essais.
Williams et Audi : méthode et progression
Williams a suivi deux programmes distincts : Carlos Sainz en runs à haut carburant le matin, Alex Albon sur les réglages l’après-midi. L’équipe parle d’une base solide et d’une direction claire à confirmer dans différentes conditions.
Chez Audi, la matinée de tests a été délicate pour Nico Hülkenberg, notamment à cause des températures élevées de piste, tandis que Gabriel Bortoleto a signé une session après-midi très productive en termes de kilométrage et d’essais techniques. Le mot d’ordre reste le même : progresser étape par étape.
Cadillac : roulage compromis par plusieurs soucis
La nouvelle équipe Cadillac a vécu une journée hachée. Sergio Perez a perdu du temps dès le matin à cause d’un problème de capteurs et de pertes de télémétrie, limitant son roulage à 24 tours. Valtteri Bottas a ensuite ajouté 35 tours l’après-midi avec des runs sur différents composés et travaux aérodynamiques, ainsi que des essais liés aux procédures FIA (drapeaux et départs).
Pneus et hiérarchie : le C3 roi de la journée
Selon Pirelli, les chronos ont continué de s’améliorer, avec
Russell en tête (1:33.459), devant Oscar
Piastri (1:33.469) et Charles Leclerc à +0.270 s.
Les cinq meilleurs temps ont tous été réalisés en C3, composé
utilisé sur 72 % du kilométrage total (842 tours).
Le C2 a représenté 19 % des tours, le C1 seulement 4 %, tandis
que le C4 n’a été utilisé que tard dans la journée pour des
simulations performance, notamment par McLaren, Red Bull et
Williams.
Max
Verstappen a été le seul pilote absent de cette
journée, conclue par un test de nouvelle séquence de feux de
départ, en lien avec les défis posés par les nouvelles unités de
puissance 2026
Une FIA déjà en mode adaptation
Fait notable : la FIA a profité de la fin de
journée de tests pour tester une nouvelle procédure de départ en
course.
Avec les unités de puissance 2026 et leur préparation plus
complexe, les équipes ont exprimé des inquiétudes sur la gestion
des départs preuve que la révolution technique ne se joue pas
seulement sur la performance, mais aussi sur l’exploitation
opérationnelle en piste.
Classement de la première journée de tests:

































