Cette fois, ce n’est plus une promesse. C’est un bruit. Un vrai. À Enstone, le moteur A526 a rugi pour la première fois, marquant une étape capitale dans la renaissance annoncée de Alpine F1 Team. Le 23 janvier, la Formule 1 découvrira officiellement la nouvelle arme de l’écurie française. Mais en coulisses, le signal est déjà clair : Alpine est entrée dans une nouvelle phase de son histoire.
Une vidéo diffusée depuis l’usine britannique capture l’instant précis où le moteur prend vie. Pas de livrée, pas de révélations visuelles — juste l’essentiel. Et ce message, assumé, presque libérateur : « A526 est en vie ! »
Alpine devient ainsi la deuxième équipe à publier une vidéo de mise en route, après Aston Martin F1 Team. Un détail ? Pas vraiment. Dans une F1 obsédée par le tempo, être prêt tôt est déjà un message envoyé aux rivaux.
Car ce démarrage n’est pas symbolique. Il valide l’intégration complète du châssis avec le nouveau groupe motopropulseur. Tout doit fonctionner ensemble, sans friction, sans compromis. Et cette année, Alpine change de paradigme.
Mercedes sous le capot, 2026 dans le viseur
Pour la première fois de son histoire, Alpine utilisera une unité de puissance Mercedes. Un virage stratégique majeur, assumé, presque brutal. Ce choix n’est pas un renoncement : c’est un pont.
L’objectif est clair : se concentrer pleinement sur le projet moteur maison, là où Alpine veut redevenir un constructeur moteur de référence. En attendant, le bloc allemand doit offrir fiabilité, performance et une base saine pour reconstruire.
Les fans en avaient déjà eu un avant-goût sonore avant Noël. Désormais, le moteur est installé, connecté, fonctionnel. La machine est complète.
Il faut le rappeler sans détour : la saison 2025 a été un naufrage. Alpine a terminé dernière du championnat des constructeurs. Une claque. Une humiliation même, pour une équipe aux ambitions officielles élevées.
23 janvier : une date déjà historique, Alpine n’a plus le droit à l’erreur
Et pourtant, dans ce marasme, une étincelle n’a jamais disparu. Pierre Gasly l’a expliqué sans détour, avec une lucidité presque douloureuse :
« Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est que c’était un très long tunnel toute la saison, mais sachant ce que nous faisons pour 2026, j’ai toujours eu cette sorte de lumière. Je pouvais toujours voir la lumière au bout du tunnel, ce qui m’a aidé à traverser cette année. »
Puis le constat, froid, sans filtre : « c’est la saison où j’ai marqué le moins de points en F1. Je sens, personnellement, que j’ai fourni une forte performance, donc cela n’apporte pas vraiment de satisfaction. Je vais être très heureux de m’éloigner de cette année. »
À ses côtés, Franco Colapinto incarne lui aussi cette projection vers l’avenir : une équipe qui encaisse, apprend… et prépare son retour.
Le lancement officiel de l’A526, le 23 janvier, ne sera pas un événement isolé. Le même jour, Ferrari et Haas F1 Team lèveront également le voile sur leurs monoplaces.
Une journée charnière. Un moment où les discours laissent place aux faits. Un premier aperçu de la hiérarchie à venir.
Ce premier rugissement n’est pas une victoire. Mais c’est un point de bascule. Alpine a trop promis, trop tardé, trop reculé. L’A526 doit être plus qu’une voiture correcte : elle doit restaurer la crédibilité.
La saison F1 à venir ne dira pas tout. Mais une chose est sûre : Alpine est de retour au travail. Le projet est lancé. Et pour la première fois depuis longtemps, le futur fait du bruit. Préparez-vous. La A526 est vivante. Et elle compte bien le faire savoir.
































