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Alpine

Les rumeurs enflaient depuis des mois. À Barcelone, Flavio Briatore a cessé de les éteindre. Sans confirmer officiellement l’arrivée de Christian Horner chez Alpine, le patron fort d’Enstone a laissé entendre que des discussions bien réelles étaient en cours ouvrant la porte à un retour majeur en Formule 1.

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Alpine : Barcelone, théâtre d’un aveu à demi-mot

C’est au cœur du lancement de la livrée Alpine 2026, entre projecteurs et discours calibrés, que Flavio Briatore a choisi de cultiver l’ambiguïté. Interrogé sur l’intérêt de Christian Horner pour l’écurie d’Enstone, l’Italien n’a ni démenti ni confirmé  mais il n’a surtout plus fermé la porte.

Depuis son départ surprise de Red Bull en cours de saison l’an dernier, Horner est régulièrement associé à un retour en F1. Aston Martin a brièvement exploré la piste avant de se raviser. Alpine apparaît désormais comme l’option la plus crédible, notamment via la participation minoritaire de 24 % détenue par Otro Capital et un consortium d’investisseurs.

Cette participation, acquise en 2023, a vu sa valeur fortement progresser malgré les performances irrégulières d’Alpine en piste. Un détail loin d’être anodin : Horner a toujours privilégié l’actionnariat à un simple rôle exécutif.

Briatore l’a reconnu sans détour, cité par The Race : « Pour l’instant, c’est la confusion totale. Chaque jour, de nouveaux groupes m’appellent à propos d’Otro. Je m’en fiche. »

Avant de préciser le mécanisme : « Si quelqu’un rachète les 24 % d’Otro, Renault conservera 75 %, et alors nous en discuterons. Mais pour l’instant, voilà la situation. »

Autrement dit : Horner ne négocierait pas avec Alpine, mais avec ses actionnaires. Une nuance capitale.

Briatore et Horner se connaissent depuis des décennies. Ils ont partagé la même ère de pouvoir, la même vision dure et centralisée de la F1. Officiellement, Briatore insiste :
« Je parle avec Christian depuis longtemps, mais cela n’a rien à voir avec moi. Il négocie avec Otro, pas avec nous. »

Officieusement, difficile d’imaginer un retour de Horner à Enstone sans l’aval au minimum tacite de Briatore, qui agit aujourd’hui de facto comme directeur d’équipe, malgré la nomination de Steve Nielsen comme directeur général

Interrogé sur la valeur potentielle de Horner pour Alpine, Briatore n’a pas esquivé :

« Chacun peut être un atout pour l’équipe, selon le poste qu’on lui attribue. Aucun problème. »

Une phrase lourde de sens. En août dernier, Briatore affirmait encore que Horner n’était « pas dans les plans d’Alpine ». Aujourd’hui, le vocabulaire a changé et le timing interroge, alors qu’Alpine est en pleine recomposition stratégique.

Même en cas de rachat des parts d’Otro, Renault conserverait le contrôle. L’approbation ne serait pas automatique, et le pouvoir resterait asymétrique. Mais une participation minoritaire suffirait à ramener l’un des hommes les plus influents de la F1 au cœur du jeu.

Pour l’instant, Alpine parle d’hypothèses. Briatore dit s’en moquer. Horner, lui, se tait. En Formule 1, ce silence n’est jamais neutre et l’ambiguïté est souvent la confirmation la plus éloquente.

 

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