À quelques jours du coup d’envoi de sa saison 2026, NASCAR a choisi la provocation. Dans une bande-annonce au ton très américain, le championnat de stock-cars n’hésite pas à tourner en dérision la F1 et sa nouvelle réglementation technique, jugée trop policée, trop élitiste… et pas assez bruyante.

Une pique assumée contre la F1 et ses nouvelles règles
La Daytona 500, prévue le 15 février, lancera une saison NASCAR qui débute bien avant celle de la F1, attendue en mars avec le Grand Prix d’Australie. Un calendrier qui sert de décor à une opposition savamment mise en scène : d’un côté, le rugissement des V8 américains ; de l’autre, la révolution hybride et durable de la F1 version 2026.
La publicité, incarnée par Scott Eastwood, ne fait pas dans la dentelle. « Les pères fondateurs n’ont pas jeté le thé dans le port pour que nous restions assis sur des yachts à boire du champagne », lance l’acteur, dans une pique à peine voilée aux paddocks VIP et aux tribunes ultra-premium de la F1. Le message est clair : ici, pas de chichis, pas de mondanités seulement du bruit, de la poussière et des moteurs qui hurlent.
La charge continue : « Ici, les moteurs ne chuchotent pas, ils rugissent ». Une allusion directe aux futurs groupes motopropulseurs de la F1, qui passeront dès 2026 à une répartition 50/50 entre électrique et thermique, avec la disparition du MGU-H et une gestion énergétique plus complexe pour les pilotes. Un choix assumé par la discipline reine, mais manifestement moqué par la NASCAR.
Derrière l’humour appuyé, le message est hautement stratégique. La NASCAR flatte sa base historique, souvent critique vis-à-vis de l’électrification et du virage écologique du sport automobile mondial. En opposant frontalement son ADN « brut » à une F1 plus technologique et durable, la série américaine joue la carte du contre-modèle culturel.
Reste que la F1 n’a jamais été aussi populaire aux États-Unis. Et si la NASCAR raille aujourd’hui, c’est aussi parce qu’elle regarde la F1… avec une pointe d’inquiétude. Une chose est sûre : avant même le premier feu vert de 2026, la guerre de l’image est déjà lancée.































