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HADJAR

Il y a des débuts dont on rêve toute une vie. Et d’autres qui laissent une cicatrice indélébile. Pour Isack Hadjar, l’ouverture de sa carrière en Formule 1 lors du Grand Prix d’Australie 2025 s’est transformée en cauchemar absolu avant même que la course ne commence. Lors du tour de formation, le jeune Français perd le contrôle de sa monoplace et part à la faute. Course terminée. Silence dans le cockpit. Choc brutal pour un rookie projeté trop vite face à la réalité impitoyable de la F1.

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Hadjar : un effondrement émotionnel en plein paddock

Casque encore vissé sur la tête, Hadjar traverse le paddock, le regard vide, les larmes aux yeux. Quelques minutes plus tôt, il s’imaginait écrire la première ligne de son histoire en Formule 1. À cet instant précis, tout semble s’écrouler.

« Pour moi, mon monde s’est effondré ce jour-là », confiera-t-il plus tard, sans détour.

Un aveu rare, brut, qui illustre la violence émotionnelle de ce sport où la moindre erreur est immédiatement exposée au monde entier. C’est alors qu’intervient une scène inattendue, presque hors du temps. Anthony Hamilton, père de Lewis Hamilton, idole d’enfance d’Hadjar s’approche du jeune pilote et le prend dans ses bras. Un geste simple. Humain. Puissant.

Dans ce paddock souvent décrit comme froid et impitoyable, cette étreinte devient un refuge. Un rappel que derrière les casques et les statistiques, il y a des hommes, parfois à bout.

Hadjar n’oubliera jamais ce moment : « Cinq jours douloureux… puis une opportunité »

Invité du podcast Talking Bull, Isack Hadjar est revenu avec lucidité sur cet épisode fondateur.

« Dans la voiture, les émotions étaient très, très fortes. Mais en F1, vous avez une chance incroyable : vous pouvez revenir cinq jours plus tard. »

Plutôt que de sombrer, le Français choisit la résilience. Il accepte la douleur, la digère, et transforme l’échec en moteur.

« Je savais que j’allais passer cinq jours difficiles à repenser à cette erreur. Mais je savais aussi que je retournerais dans la voiture pour montrer ce que je vaux. »

La réaction ne tarde pas. En Chine, Hadjar frappe fort en qualifications avec une impressionnante P7 sur la grille, avant de terminer P11, aux portes des points.
Au Japon, il concrétise enfin : P8 à l’arrivée, ses premiers points en Formule 1.

Puis vient le moment qui change tout. Au Grand Prix des Pays-Bas, aux côtés de Max Verstappen, Isack Hadjar signe la performance de sa jeune carrière.
Solide, incisif, mature, il décroche une P3 historique, son premier podium en F1.

Un résultat qui dépasse le simple exploit sportif : il valide sa place au sein de la galaxie Red Bull et confirme qu’il n’est pas seulement un talent prometteur, mais un pilote capable de répondre présent sous pression.

Alors qu’il s’apprête à retrouver le circuit d’Albert Park, lieu de son traumatisme initial, Isack Hadjar n’est plus le même homme.
Plus fort. Plus lucide. Plus armé émotionnellement.

Soutenu par son entourage, marqué par l’humanité d’Anthony Hamilton, et désormais crédible face à un quadruple champion du monde comme Verstappen, le Français avance sans détour.

Son histoire rappelle une vérité essentielle de la Formule 1 : les champions ne se définissent pas par leurs chutes, mais par leur manière de se relever.

 

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